Mali : Le colonel major à la retraite Bah N’Daw nommé président de la transition

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Fumée blanche : le président de la Transition est désigné. Qui est-il ? Jusqu’en mai 2014, avant d’être nommé Ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw n’était pas très bien connu du grand public. Ses compagnons d’armes, eux, savent qu’il est un homme de principe, un militaire engagé au sens très élevé de la loyauté.

Né le 23 août 1950 à San, dans la région de Ségou au Mali, le tout nouveau président avait fait une brillante carrière au sein de l’Armée de l’air, avant de faire valoir ses droits à la retraite. Après son baccalauréat, il est incorporé comme engagé volontaire dans l’Armée le 1er juin 1973. L’année suivante, il est désigné pour suivre un stage de pilote d’hélicoptère en URSS.

En mars 1976, le jeune militaire qui se laisse affectueusement appelé « Le Grand », intègre la toute nouvelle l’Armée de l’Air. Avec son brevet d’étude militaire supérieur obtenu en France, il alla se former davantage à l’Ecole de guerre (CID) en 1994.

Le nouveau président de la Transition est de la 7è promotion (1973) de l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Comme de nombreux cadres de son corps, il est passé par l’ancienne URSS où il a suivi plusieurs stages.

Sa riche carrière lui fit occuper des postes stratégiques : aide de camp du président Moussa Traoré, chef d’état major de l’Armée de l’Air, chef d’état major adjoint de la Garde nationale, directeur du Génie militaire, chef de cabinet de défense à la Primature, directeur général de l’Equipement des armées, chargé de mission au MDAC, directeur de l’Office national des anciens combattants militaires retraités et victimes de guerre (ONAC).

L’Officier de l’Ordre national qui parle plusieurs langues dont le russe est appelé encore une fois pour servir le Mali. Pendant une transition de 18 mois, il doit faire appel à tout son savoir-faire militaire et son capital-expérience pour réussir à mettre le train Mali sur les rails.

Dans cette tâche, il est secondé par le Colonel Assimi Goita, président du Comité pour le Salut du Peuple (Cnsp) en qualité de Vice-président. Les deux hommes d’une réputation identique s’évertueront à trouver un Premier ministre à la hauteur des attentes d’un peuple de plus en plus exigeant.

A. CISSÉ

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