Abandon du mariage des enfants : UN PROGRAMME À L’APPROCHE PARTICIPATIVE

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La Maison des Aînés a abrité hier la rencontre nationale des clubs de filles pour la promotion de l’abandon du mariage des enfants au Mali. La cérémonie était présidée par Mme Sow N’Deye Diop, représentante du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Il y avait aussi Soumaïla Diarra, coordinateur Enda Mali, l’honorable Alousna Touré du réseau des parlementaires de lutte contre la violence basée sur le genre.
A l’entame de ses propos, Soumaïla Diarra dira qu’au Mali, il existe des pratiques traditionnelles qui portent préjudice à la santé et à l’épanouissement des enfants en général et des filles en particulier. Parmi ces pratiques figurent le mariage des enfants et l’excision. Leurs conséquences (physiques, psychosociales et économiques) sont multiples et irréversibles. Elles constituent une violation des droits humains en général et ceux de l’enfant et de la femme en particulier. Le plus souvent elles portent atteinte à l’intégrité physique des femmes et des filles qui en sont victimes à cause de leurs conséquences irréversibles. Selon Soumaïla Diarra, le programme «Son choix » sera exécuté de 2016 à 2020 afin de lutter contre l’abandon du mariage des enfants par la promotion des droits et de la santé sexuelle et reproductive des jeunes filles en renforçant leurs capacités pour qu’elles puissent être capables de choisir si oui elles veulent se marier avec qui et quand ? La présente rencontre initiée pour l’ensemble des clubs des filles des zones couvertes par le Programme « Son choix » s’inscrit donc dans ce cadre. Elle constitue une plateforme d’échanges, un lieu de donner et de recevoir. Elle permettra d’accroître davantage   l’implication des enfants (garçons et filles) dans le processus de promotion de leurs droits et de leur donner plus de compétences pour mieux jouer leur rôle dans le programme.
Le coordinateur de Enda Mali a rappelé : « nous sommes réunis autour d’une activité ludique qui promeut le droit à la scolarisation des filles à travers des sketches, des poésies et chorégraphies». La problématique du mariage des enfants, selon lui, est une épidémie mondiale qui touche chaque année 15 millions de filles à travers le monde. Le mariage des enfants surtout des filles ne constitue pas seulement une violation de leurs droits, mais aussi il nuit fortement à leur santé.
Par ailleurs, le coordinateur d’Enda Mali dira que cette rencontre vise à créer une plateforme d’échanges des clubs des filles de lutte contre le mariage des enfants et la promotion des droits à la santé sexuelle et reproductive. Elle doit servir comme exemple pour d’autres enfants, filles, jeunes dans d’autres zones du pays à créer leurs propres clubs des filles de lutte contre le mariage des enfants et la promotion des droits à la santé sexuelle et reproductive. La rencontre vise également les autres acteurs actifs dans le domaine de lutte contre le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines et la promotion de droits à la santé sexuelle et reproductive favorables aux jeunes, en particulier les structures de l’Etat concernées.
I. B. T

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