Abattoir frigorifique de Sabalibougou : PERFORMANCE MARGINALE

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Mme Kané Rokia Maguiraga présidant les travaux
de ce comité en présence des administrateurs

La 7è session du comité de pilotage de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou (AFS) s’est tenue, hier, dans la salle de réunion de l’établissement où les administrateurs ont examiné le rapport d’exécution technique et financière de 2018 et le programme technique et financier de 2019.
S’adressant aux membres du comité de pilotage, en présence de l’administrateur provisoire, Amadou Yalcouyé, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Dr Kané Rokia Maguiraga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a d’abord rappelé que la réalisation des infrastructures modernes d’abattage remonte aux années 1960. L’Abattoir frigorifique de Gao a été la première réalisation en 1964, avec pour objectif d’assurer l’approvisionnement de la ville de Gao et l’exportation de la viande en direction du Maghreb (l’Algérie notamment). Puis celui de Bamako a été construit, en 1965, avec la vocation de produire de la viande dans de bonnes conditions de santé et d’hygiène pour approvisionner la ville de Bamako et pour l’exportation.
« Malgré, ces efforts, poursuit le ministre, les besoins en abattoirs sont demeurés importants au regard des attentes des consommateurs et de la nécessité d’augmenter la capacité de production et d’exportation de la viande du Mali ». « C’est pourquoi, d’autres abattoirs ont vu le jour entre 1979 et 1998 dans les localités de Kayes, Mopti, Sikasso, Ségou, Koutiala et plus récemment en 2003 à Sabalibougou, dans la Commune de Kalaban Coro », a encore rappelé Mme le ministre.
Dr Kané Rokia Maguiraga a expliqué que, conformément à la vocation initiale de l’Abattoir, le gouvernement a entrepris un certain nombre d’activités, en rapport avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA,) dans le but d’améliorer la qualité des services tout en préservant l’environnement et le cadre de vie des populations riveraines. C’est ainsi qu’elle a indiqué qu’en 2018, les résultats enregistrés dans le cadre de l’administration provisoire sont, entre autres, la construction d’un silo de fumier en béton armé, d’un mur de clôture de 219 mètres linéaires, d’un bassin de filtration de l’eau usée de l’abattoir et d’un hangar servant de parc auto.
La réhabilitation des locaux de la direction de l’abattoir et de la cour en béton armé ainsi qu’une plateforme d’abattage, l’équipement de la salle de réunion en matériels et mobilier, l’installation des panneaux solaires pour le système d’adduction d’eau potable ainsi que l’acquisition de 100 crochets de rail inoxydable avec hameçon et 2 pompes électriques pour le remplissage du bassin ont complété les efforts du gouvernement au profit de cette infrastructure.
En termes de bilan financier, le ministre a révélé que les résultats d’exploitation, au titre de l’exercice 2018, ont fait ressortir des recettes de l’ordre de 312,195 millions de Fcfa contre 313,986 millions de Fcfa de dépenses, soit un résultat d’exploitation négatif de 1,790 million de Fcfa. Selon elle, ce déficit a été entièrement résorbé par le reliquat d’exploitation de 2017. « Pour l’année 2019, le budget prévoit en recettes 344,323 millions de Fcfa et en dépenses 342,794 millions de Fcfa, soit un résultat prévisionnel de 1.528.273 de Fcfa », a ajouté le ministre de l’Élevage et de la Pêche.
L’abattoir frigorifique de Sabalibougou est confronté à des difficultés, dont, entre autres, a cité Mme le ministre, la vétusté des matériels et équipements, l’abattage clandestin, l’insuffisance de moyens adaptés respectant les bonnes pratiques de transport de la viande, le manque de professionnalisme des utilisateurs, l’insécurité foncière et la faiblesse du niveau des redevances d’abattage. « Il nous revient de tirer les enseignements des expériences acquises en matière de gestion des abattoirs et d’exportation de viande, des cuirs et peaux afin de mieux nous positionner comme pays exportateur de viande, capable de conquérir une part importante de marché dans l’espace sous régional, voire au-delà », a conclu le ministre.
Mohamed Z.
DIAWARA

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