Accès universel aux télécommunications et aux TIC : La stratégie en cours d’actualisation

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La stratégie d’accès universel en milieu rural et dans les zones éloignées a une durée de 5 ans

Dans le cadre de l’accès universel aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication, l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (AGEFAU) a organisé hier un atelier de validation du rapport de l’étude d’actualisation de la stratégie d’accès universel au Mali.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Économie numérique et de la Prospective, Cheick Oumar Maïga. C’était en présence du directeur général de l’AGEFAU, Souhahebou Coulibaly.

Dix ans après la mise en place du Fonds d’accès universel en 1999, soit le 3 mars 2010, une stratégie d’accès universel en milieu rural et dans les zones éloignées, d’une durée de 5 ans, a été adoptée par le conseil des ministres. Cette stratégie inclut non seulement le service de téléphonie, mais également le service Internet, le développement de contenus et de services de proximité pertinents. Environ dix ans après, a expliqué Souhahebou, l’actualisation de la stratégie de 2010 est plus que nécessaire, car l’environnement du service et de l’accès universel a évolué.

La nouvelle stratégie doit être définie pour palier non seulement les insuffisances constatées, mais aussi et surtout, prendre en charge les changements notamment le développement de la demande et des usages, la disponibilité des infrastructures, les évolutions réglementaires et technologiques, etc. qui sont intervenus entre-temps dans le secteur du numérique.

Dans ce contexte, en début 2016, a-t-il rappelé, les autorités ont adopté en conseil des ministres, deux textes additionnels permettant d’engager la mise en place de la gouvernance de l’accès universel d’une part, et d’autre part, l’État a adopté des textes qui précisent le rôle de l’AMRTP vis-à-vis du Fonds d’accès universel. Ainsi, l’AGEFAU a été créée comme un établissement public à caractère administratif (EPA) et a pour mission principale la promotion du service et/ou de l’accès universel aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication.

Le directeur a souligné que l’AGEFAU, pour travailler conformément dans le cadre de ses missions, attend de cet atelier un document de référence destiné à promouvoir le service et l’accès universel à travers l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des technologies de l’information et de la communication dans les zones rurales économiquement non rentables et pour les couches sociales défavorisées. Il a espéré que cet atelier permettra de définir des éléments qui seront utilisés désormais dans le cadre du service et de l’accès universel au Mali pour une durée de 3 ans.

Le secrétaire général Cheick Oumar Maïga a expliqué qu’une analyse de la situation fait apparaître l’impérieuse nécessité pour l’AGEFAU de se doter d’une stratégique de promotion du service et /ou de l’accès universel aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication.

Un document de référence sera destiné à promouvoir le secteur des TIC ainsi que la mise en cohérence des initiatives, comme préconisé dans le plan Mali Numérique 2020 pour des résultats encore plus probants. Il a indiqué que cette rencontre vient à point nommé car elle offre l’occasion de définir une nouvelle fois la stratégie d’accès universel aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication pour une meilleure prise en charge des initiatives en cours et celles envisagées dans le cadre de la promotion des TIC au Mali.

Cheick Oumar Maïga a espéré que la démarche adoptée permettra aux participants de cerner tous les contours de la problématique afin de proposer des solutions qui répondent aux besoins des populations en termes d’accès effectif aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication, en vue de pouvoir au désenclavement numérique du Mali, tel que souhaité par le gouvernement.

Aminata Dindi SISSOKO

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