Agence d’aménagement des terres et de fourniture de l’eau d’irrigation : Le défi de la poursuite des aménagements

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L’agriculture irriguée demeure une alternative viable pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle

C’est dans une atmosphère d’enthousiasme et de convivialité que s’est tenue la 5è session du conseil d’administration de l’Agence d’aménagement des terres et de fourniture de l’eau d’irrigation (ATI) vendredi dernier, dans ses locaux à l’ACI 2000 d’Hamdallaye. C’était en présence du directeur général, Dr Lamissa Diakité et des administrateurs. L’ouverture des travaux de cette 5è session a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Lassine Dembélé. Faut-il rappeler que l’ATI est un établissement public à caractère industriel et commercial. Elle a pour mission de contribuer à la satisfaction des besoins en terres agricoles aménagées, d’appuyer la réalisation des infrastructures et équipements ruraux dans les bassins de production et d’accompagner les producteurs dans la gestion des aménagements hydro agricoles.
Etaient soumis à l’appréciation des administrateurs, le compte rendu et l’état d’exécution des recommandations de la 4è session ordinaire, notamment la recommandation concernant la tenue de la session du conseil d’administration de l’ATI avant le 31 décembre, celle relative au suivi rapproché des dossiers de promotion des partenariats public-privé (PPP) avec le point focal du ministère de l’Agriculture pour accélérer la mise en place des nouveaux villages agricoles (NVA) et la poursuite de la réalisation des études économiques et financières des NVA dans les zones (ON, ODRS, ADRS et la Vallée du Sourou). Le programme d’activités et le budget prévisionnel de 2020 ont été adoptés. Le directeur général de l’ATI, Dr Lamissa Diakité, a rappelé, que pour 2020, il y a un projet de 5.600 hectares dans le cadre du développement de l’irrigation commerciale dans la zone de l’Office du Niger, notamment le nouveau village agricole de M’Béwani, les zones de Manantali et de Sélingué. Pour Lassine Dembélé, dans le contexte actuel de changement climatique, l’agriculture fait face aux enjeux climatiques et démographiques avec une pluviométrie aléatoire de 3 à 4 mois par an et par endroits.
L’agriculture irriguée demeure une alternative viable pour assurer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et réduire la pauvreté dans notre pays.
C’est pourquoi, le Projet de développement de l’agriculture irriguée et en zone commerciale Office du Niger (PDAIC-ZON) a été délocalisé sur le site de M’Béwani en zone Office du Niger en raison de l’insécurité grandissante dans la zone d’Alatona, a-t-il souligné. Il a ajouté que les NVA de M’Béwani, de Manantali et de Sélingué sont les plus avancés. Pour lui, la mise en œuvre effective de ces projets se traduira par l’amélioration de la production et de la productivité agricole dans les zones concernées, toute chose qui contribuera à lutter contre l’insécurité alimentaire et à réduire la pauvreté.
Lassine Dembelé a annoncé que le budget de l’ATI au titre de 2020 est en hausse de 21 % par rapport à 2019 avant de déclarer que l’Agence a deux projets d’investissement qui sont en cours d’exécution. Il s’agit du Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS) et du Projet de développement de la production, de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (PDAZAM), financés par la Banque mondiale.

Yacouba TRAORÉ

 

Office de la Haute vallée du Niger : DES RÉSULTATS SATISFAISANTS

L’Office de la Haute vallée du Niger (OHVN) a tenu, jeudi dernier, la 28è session ordinaire de son conseil d’administration. Cet établissement public à caractère administratif propose et exécute des projets et programmes qui contribuent à la promotion des productions végétales, animales et forestières pour améliorer les revenus des producteurs, conforter la sécurité alimentaire et nutritionnelle et lutter contre la pauvreté. Les travaux se sont déroulés sous la présidence du représentant du ministre de l’Agriculture, Yacouba Koné. Lors de cette 28è session ordinaire, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la 27è session, les rapports de l’état d’exécution des recommandations et le plan des activités et le budget annuel de 2020 révisé, dont le montant s’élève à plus de 8 milliards de Fcfa.
Le directeur général de l’OHVN, N’Diougou Diallo, a rappelé que la structure a pour mission l’encadrement des productions céréalières et industrielles, qui sont, entre autres, le mil, le maïs, le riz, le sorgho, le coton, le sésame bio dans la zone de Sirakorola et Kolokani. L’Office intervient aussi dans le cadre de la promotion du monde rural, l’appui-conseil aux organisations surtout les structures comme les coopératives, associations et d’autres regroupements qui sont au niveau du monde rural. Elle forme aussi les producteurs pour qu’ils puissent bien produire afin d’améliorer leurs conditions de vie.
S’exprimant sur la campagne agricole 2019-2020, N’Diougou Diallo a rappelé qu’elle s’est déroulée dans un contexte socio-économique favorable à cause de l’augmentation du prix du coton graine, qui est passé de 225 à 275 Fcfa le kg, du maintien de la subvention des engrains à 11.000 Fcfa le sac de 50 kg, de l’augmentation du prix d’achat du sésame biologique, qui est passé de 450 à 500 Fcfa le kg. Par ailleurs, il a été constaté des poches de sécheresse qui ont affecté le bon déroulement de la campagne, mais malgré ces aléas, les rendements des principales cultures céréalières et industrielles ont enregistré une augmentation.
La production céréalière est passée de 347.000 à 364.416 tonnes, la production cotonnière est passée de 25.000 à 29.231 tonnes. N’Diougou Diallo s’est félicité des résultats obtenus à l’issue de cette campagne. « Nous avons pu commercialiser 1675 tonnes de sésame bio sur une prévision de 1.500 tonnes. De façon générale, les résultats de la campagne agricole précédente ont été satisfaisants », a-t-il déclaré. Les objectifs de production de la campagne agricole de 2020-2021 sont de 475.000 tonnes toutes céréales confondues et pour le coton graine, ils sont de 32.000 tonnes. Le représentant du ministre de l’Agriculture a assuré que l’année 2020 est porteuse d’espoir. Yacouba Koné a souligné, à cet effet, le redémarrage des travaux du PRESA-DCI et du PRESAN-KL dans le domaine des aménagements hydro agricoles et leur appui dans le domaine du conseil rural et de la vulgarisation agricole. Ces actions, a-t-il dit, devraient permettre aux populations d’améliorer la productivité agricole dans un contexte de changement climatique.
Y. T.

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