Agence malienne de radioprotection: DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES À ENCOURAGER

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La 17e session du conseil d’administration de l’Agence Malienne de radioprotection (AMARAP), s’est tenue hier à son siège à Badalaboudou. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller technique du ministère de l’Energie et de l’Eau, Dr. Famakan Kamissoko. On notait également la présence du directeur général de l’AMARAP, Dr. Nagantié Koné et de la quasi-totalité des administrateurs. Cette 17e session avait à son ordre du jour, l’examen et l’adoption du procès-verbal de la session précédente et les rapports d’activités et financier de l’année 2017.
Dans son discours d’ouverture, Dr. Famakan Kamissoko soulignera que la maitrise du développement socio-économique est fortement liée à celle des applications pacifiques de l’énergie atomique et des techniques nucléaires. Au Mali, dira-t-il, grâce à l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), les techniques nucléaires sont utilisées dans plusieurs domaines socio-économiques, notamment la santé, l’industrie, les mines, l’agriculture, l’élevage, l’enseignement et la recherche. «L’utilisation de ces techniques doit s’effectuer dans un cadre sécurisé pour un développement durable. Ce qui implique pour chaque pays de renforcer son organisme de règlementation en matière de sureté radiologique et de sécurité nucléaire», a indiqué le conseiller technique du ministère de l’Energie et de l’Eau, avant de faire savoir qu’à la faveur de ce renforcement, il sera mis sous contrôle toutes les sources et pratiques mettant en œuvre les rayonnements ionisants, tout en renforçant la collaboration entre l’AMARAP et les structures et institutions partenaires chargées de la protection civile, la santé publique, la sécurité des aliments et la sécurité aux frontières.
En outre Dr. Famakan Kamissoko a indiqué que la situation sécuritaire compliquée, en particulier, dans la bande africaine sahélo-saharienne, requiert d’accorder une attention toute particulière pour les questions de sécurité. Selon lui, c’est dans ce contexte que la sécurité nucléaire est devenue un enjeu mondial majeur, notamment au cours de l’organisation des grands événements politiques, sportives et culturelles. Dr. Famakan Kamissoko a rappelé que l’AMARAP a apporté un appui considérable aux forces de défense et de sécurité pour la sécurité nucléaire des sites sensibles, comme lors du dernier sommet Afrique-France que notre pays a organisé en janvier 2017, mais aussi, en matière de formation, notamment ceux de la protection civile.
Le conseiller technique du ministère de l’Energie et de l’Eau a aussi rappelé que sous l’impulsion du conseil d’administration et de son département, l’AMARAP a enregistré des avancées significatives, à savoir la mise sous contrôle de 544 sources de rayonnements réparties dans 134 établissements, la délivrance de 335 autorisation, l’accomplissement de 171 contrôles dans les établissements détenteurs de sources de rayonnements ionisants, le suivi dosimétrique d’environs 600 travailleurs affectés aux travaux sous rayonnement ionisant et le suivi des conventions et traités internationaux du domaine nucléaire dont le Mali est membre. Au nom du gouvernement, il a rendu un hommage appuyé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour son appui multiforme dans le cadre de l’utilisation pacifique des techniques nucléaires au Mali.
Il faut noter que, dans le cadre de la sécurité nucléaire et du contrôle radiologique du territoire, l’AMARAP a élaboré et accompli plusieurs activités, notamment la révision du plan d’action sur la sécurité nucléaire en collaboration avec l’AIEA, le démarrage des activités pour l’établissement de la carte radiologique du territoire, l’élaboration d’une stratégie de détection en matière de sécurité nucléaire, la tenue à Bamako en février 2018, de la première réunion préparatoire du forum des autorités réglementaires du nucléaire des pays du G5 sahel et du Sénégal en vue d’intégrer la sécurité nucléaire dans les procédures de sécurité globale des pays qui partagent cet espace, le démarrage du processus de renforcement du dispositif réglementaire.
A. G

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