Agriculture : Le pari sur l’amélioration des performances

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Le Premier ministre a présidé la réunion de programmation des activités agricoles

Les résultats obtenus par le secteur agricole sont encourageants. Pour le Comité exécutif national, pas question de se contenter de ces réalisations quand on peut mieux faire
Augmenter le nombre d’exploitations agricoles en activité malgré l’insécurité, améliorer la gestion des excédents agricoles, voici, entre autres, les recommandations à l’issue de la 10è session du Comité exécutif national de l’agriculture présidée hier par le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé.
Cette rencontre, un exercice annuel, a permis au Premier ministre et aux spécialistes du développement rural de passer en revue les résultats de la campagne agricole.
Ils ont également examiné le programme de production végétale 2020, les projections 2021 et 2022, notamment avec des productions céréalières en hausse, alors que le taux d’accroissement annuel des superficies tourne autour de 2%. Notre pays mise sur l’intensification des filières et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde de l’environnement.
Ainsi, les projets de production céréalière 2020, 2021 et 2022 doivent faire l’objet de validation par le président de la République. Mais, en attendant cette validation, on peut respectivement retenir 11.093.093 de tonnes, 11.594.410 et 12.248.172 tonnes de céréales toutes spéculations confondues.
Pour le Premier ministre, Boubou Cissé, les résultats obtenus au cours de la campagne agricole 2019/2020 sont encourageants. Il s’agit de la production de 10.544.068 tonnes de céréales, de 704.000 tonnes de coton graine, 84.184 tonnes de viande, entre autres. « Il nous a été recommandé d’améliorer nos performances, la recommandation principale est qu’on doit travailler à atteindre nos objectifs », a déclaré au sortir des travaux, le ministre de l’Agriculture. Moulaye Ahmed Boubacar a regretté le déficit pluviométrique de l’année dernière.
Le comité a également demandé d’apporter des améliorations à la «gestion des subventions que l’État met à la disposition des producteurs en termes d’engrais, d’équipements agricoles», a expliqué le ministre de l’Agriculture qui a promis que ces aspects seront pris en compte.
Selon Moulaye Ahmed Boubacar, le chef du gouvernement a estimé que désormais le Mali doit travailler à prendre toute sa place dans la sous-région et en Afrique en ce qui concerne le développement agricole. Il a ensuite donné l’assurance que toutes les observations seront prises en compte dans un nouveau document qui sera soumis à l’appréciation du président de la République lors du Conseil supérieur de l’agriculture.
Rappelons que l’économie de notre pays repose essentiellement sur le secteur rural qui occupe près de 80% de la population active et contribue à environ 40% du produit intérieur brut (PIB). C’est conscient de cette position stratégique que les autorités ont décidé de faire du secteur agricole, le moteur du développement économique du pays. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement alloue chaque année au secteur agricole, 15% du budget national et soutient un programme de subvention des engrais et des équipements agricoles.
Khalifa DIAKITÉ

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