Art plastique : Amadou Sanogo dans la cour des grands

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Notre compatriote, Amadou Sanogo, fait désormais partie des artistes plasticiens « émergents » à travers le monde. Ses œuvres sont reconnues comme étant dans la lignée du célèbre plasticien américain Jean-Michel Bsquiat. C’est du moins l’avis de cinq curators, ou éditorialistes de renommée internationale. En effet, il s’agit d’une reconnaissance dont rêvent presque tous les jeunes artistes, à travers le monde entier. Car elle est suivie de près par les professionnels de l’art. Et leurs publications servent de bréviaire aux musées, expositions, galeristes, salons, organisateurs de festivals et collectionneurs.
Né en 1977, Amadou Sanogo est un peintre originaire de Ségou.

Destiné à une carrière d’ingénieur, il préfère étudier la peinture à l’Institut national des arts de Bamako, « où il se formera à la technique du Bogolan, un tissu emblématique de la culture malienne », précise le site consacré à l’art contemporain, Elevated. Diplômé en 2003, il rejette l’académisme et développe sa propre technique en autodidacte.

Il réalise ses œuvres sur des toiles de tissus ou des panneaux de carton qu’il récupère au marché. Quand il n’utilise pas de pinceaux, il y dépose de grands aplats de couleurs et des formes figuratives simples et naïves, directement avec ses doigts ou les tubes d’acrylique.

Beaucoup de symboles se cachent derrière cette apparente simplicité des gestes ou des objets. Par exemple, « la douche fait allusion à la corruption qui inonde la société malienne », explique « Le Monde ». « Les figures, parfois privées de têtes, semblables à des pantins, sans esprit, ni réflexion évoquent le marasme politique du continent ».

Amadou Sanogo est actuellement en train de construire un Centre d’art à Bamako dénommé « Makoro ». Situé dans le quartier de Sogonafing, sur la route secondaire menant à Koulouba, sur une superficie totale de 800 mètres carrés, il sera érigé sur trois niveaux et un rez-de-jardin.

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