Assemblée nationale: Le SADI appelle ses députés à se retirer de la majorité présidentielle

0
398

Oumar Mariko, président fondateur du parti SADI a-t-il encore un bout d’autorité sur ses députés ? Tout semble indiquer le contraire lorsque ceux-ci ont changé de veste en s’inscrivant dans un groupe parlementaire de la majorité présidentielle. Or, le parti, lui, se revendique de l’opposition.

Quelques jours après la constitution des groupes parlementaires de la 6è législature ayant révélé des revirements pour le moins inattendus de certains députés de l’opposition à la majorité présidentielle, les réactions commencent à tomber.

Dans un communiqué, publié ce mercredi, dont la Rédaction de l’Essor s’est procuré une copie, le parti Solidarité Africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), invite ses trois députés à l’hémicycle à se retirer du groupe parlementaire Benso appartenant à la majorité présidentielle.

En effet, à l’issue d’une réunion extraordinaire du Bureau politique, élargie aux sections et Coordinations SADI de Niono et Koutiala, tenue, hier mercredi, la décision prise était plutôt d’inviter leurs élus à quitter le groupe parlementaire Benson, appartenant à la Majorité présidentielle.

« Contrairement à la decision des trois députés, le parti SADI a décidé d’inscrire résolument sa lutte dans l’opposition contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Cela, en conformité avec les résolutions du 5 ème Congrès ordinaire du parti, tenu à Koutiala, les 23 et 24 mars 2019 », indique le communiqué de la formation politique.

Le communiqué indique aussi que l’acte posé par les élus SADI de rejoindre le groupe parlementaire Benso, viole les résolutions du Congrès, les directives du Bureau politique, ainsi que les procédures de concertation mises en place dans l’appréciation et l’analyse de la situation politique nationale et internationale.

Par conséquence, le Bureau politique demande instamment aux élus de se retirer du Groupe parlementaire Benso afin de se conformer à la volonté democratique et souveraine du Parti et « d’agir dans le sens de la préservation des intérêts de notre peuple fortement menacés par le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta et de ses alliés objectifs », conclu le texte.

A l’analyse, il apparaît clairement que cette réaction du SADI pourait ouvrir la boîte de pandore au niveau d’autres formations politiques.

A suivre…

Aboubacar TRAORÉ

Laisser une réponse