Mali, Autonomisation : L’ONG AGIR équipe 519 filles et femmes

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Après avoir bénéficié de la formation, elles ont reçu des équipements pour se lancer dans la plomberie, l’électricité, la peinture, la coiffure esthétique, le modélisme et la coupe et couture

Des filles et des femmes formées par l’ONG Agir ont reçu, samedi dernier, des kits d’installation dans des activités génératrices de revenus pour assurer leur autonomisation. La cérémonie officielle de cette remise, présidée par la présidente de l’ONG Agir, Mme Kéita Aminata Maïga, épouse du chef de l’état, s’est déroulée au Palais des sports Salamatou Maïga. On notait la présence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aïssata Traoré, du représentant de la Banque mondiale, Boubacar Sidiki Walbani, du coordinateur de l’ONG Agir, Mamadou Sissoko et du maire de la Commune IV, Adama Bérété. Plusieurs membres du gouvernement étaient également présents. Le montant global de cet appui à l’autonomisation des femmes, financé par la Banque mondiale à travers le projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), se chiffre à 447 millions de Fcfa. Il bénéficie à 519 filles et femmes dans le district de Bamako et périphéries. Ce budget a permis de prendre en charge les formations théoriques et pratiques, les frais d’acquisition des kits, et les fonds de démarrage des activités des bénéficiaires. Les activités portent sur l’électricité, la plomberie, la peinture, la coiffure esthétique, le modélisme et la coupe et couture.

Mme Keïta Aminata Maïga remettant le casque à une bénéficiaire de la formation

Le coordinateur de l’ONG Agir, Mamadou Sissoko, a expliqué que cette remise de kits d’installation est la présentation du résultat complet d’une des composantes du Projet d’appui à l’apprentissage et à l’autonomisation économique des filles/femmes à Bamako et dans les périphéries. Sa mise en œuvre est assurée par l’ONG Agir en partenariat avec le projet SWEDD. Mamadou Sissoko a rappelé que ce programme avait été lancé en juillet 2018 par la Première Dame et visait la formation de 950 filles/femmes déscolarisées et non scolarisées. Il a rappelé que la première phase de ce programme a concerné la formation et l’installation de 376 filles en hôtellerie et couverture médiatique. « La cérémonie qui nous réunit d’aujourd’hui constitue la 2è phase », a-t-il précisé, avant de remercier tous les partenaires pour avoir assuré aux bénéficiaires un encadrement de qualité.

Le maire de la Commune IV et la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ont unanimement salué la présidente de l’ONG Agir pour son engagement en faveur de l’autonomisation de la femme et de la jeune fille. Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré a rappelé que d’énormes difficultés, liées à la persistance de certains préjugés, et normes sociales, limitent l’accès des femmes maliennes aux facteurs de production des biens et services. Selon l’enquête modulaire auprès des ménages de 2015, a-t-elle révélé, les femmes sont les plus touchées par le chômage, avec 54,5% contre 45.5% pour les hommes. Quant au taux d’activité, il est de 85,1% pour les hommes et 65,3% pour les femmes. La même enquête indique que 38% de la population inactive sont des femmes au foyer.
C’est pourquoi, a-t-elle justifié, notre pays a rejoint le projet SWEDD dont l’objectif est l’accélération de la transition démographique et l’autonomisation des femmes et des adolescentes, en vue de profiter du dividende démographique. Par ailleurs, la ministre Traoré a exhorté l’unité de coordination du SWEDD, et l’ONG Agir, à faire un suivi rapproché, pour donner toutes les chances de réussite, aux bénéficiaires engagées dans le processus.
Quant à la présidente de l’ONG Agir, elle a exprimé sa fierté de voir ces jeunes filles bénéficier de l’opportunité d’être autonomes économiquement. C’est une initiative, a-t-elle affirmé, qui doit continuer. Mme Kéita Aminata Maïga a invité les partenaires à les soutenir davantage. S’adressant aux bénéficiaires, la Première Dame les a exhortées à bien entretenir leurs nouveaux outils de travail. Pour elle, cette autonomisation doit permettre aux bénéficiaires d’appliquer le planning familial pour leur propre développement et celui de leur famille.
«Nous nous engageons à faire bon usage de ces matériels afin de contribuer à l’épanouissement de nos familles respectives », a promis  Sogona Diarra, la représentante des récipiendaires, avant de souhaiter le suivi par les donateurs pour les aider à faire face aux difficultés qui les attendent dans leurs nouvelles activités.

Mohamed D.
DIAWARA

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