Bougouni : L’ONG IAMANEH-Mali, l’espoir de la santé maternelle, néonatale et infantile

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Le médecin chef du district sanitaire de Bougouni, Dr Mala Sylla

Le Mali bénéficie de l’appui des partenaires dans la mise en œuvre du Programme de développement social et sanitaire (PRODESS) depuis 2012. Plusieurs activités ont été réalisées pour la réduction de la morbidité, la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Depuis 2017, l’appui des partenaires a été essentiellement focalisé sur la Région de Sikasso (région considérée comme zone de convergence des activités de quatre agences : UNFPA, UNICEF, ONG/IAMANEH-Mali et OMS). Les interventions de ces partenaires ont été concentrées sur 20 centres de santé de 3 districts sanitaires notamment 7 centres de santé de Bougouni, dont le CSREF, 7 centres de santé de Sikasso, dont le CSREF et 6 centres de santé de Koutiala, dont le CSREF.
C’est dans le but de médiatiser ces nombreuses réalisations à travers IAMANEH-Mali et ses partenaires d’appui dans la Région de Sikasso entre 2017 et 2019, que la direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF) en partenariat avec la direction régionale de la santé (DRS) et celle du développement social et de l’économie solidaire (DRDSES) a effectué, du 27 avril au 7 mai, un voyage de presse dans les districts sanitaires concernés. La première étape qui a concerné Bougouni s’est déroulée entre le 27 et 28 avril. L’objectif général de ce voyage de presse est de contribuer à la documentation des interventions financées par l’ONG-IAMANEH et les partenaires d’appui dans la Région de Sikasso en vue de la médiatisation et la visibilité des réalisations sur le terrain.

Des résultats encourageants ont été réalisés à l’issue de la première année de convergence des interventions du Fonds français Muskoka (FFM) en troisième région. De 22% à 31 %, c’est le taux d’accouchement réalisé dans les structures de soins obstétricaux néonataux d’urgence de base (SONUB). Dans les mêmes structures, le taux de létalité reste inférieur à 1%. à Bougouni, première étape du périple, le médecin chef, Dr Mala Sylla, a affirmé que son district sanitaire a bénéficié de l’appui des partenaires, dont l’ONG-IAMANEH dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. « Nos sept centres appelés SONUB ont bénéficié de la formation et de l’utilisation de la cartographie modifiée de l’OMS », a-t-il énuméré. Le médecin chef ajoutera qu’à travers le FFM et l’UNICEF, ils ont pu ouvrir leur unité de néonatologie. à cela s’ajoute l’approche école des mères.

« Auparavant, nous avions des difficultés d’accès aux équipements, mais grâce au FFM, tous les sept SONUB du Cercle de Bougouni ont été équipés en matériel notamment en table d’accouchement, lampe chauffante, incubateurs, extracteur d’oxygène, saturomètre, etc.», a révélé le médecin pédiatre du CSREF de Bougouni, Dr Konaté Anne-Marie Samaké. Elle invitera le FFM à poursuivre ses actions afin de procurer des soins de qualité aux cibles visées.
Pour sa part, le préfet du Cercle, Boureima Ongoiba, a indiqué que depuis 2017, le FFM intervient dans le district sanitaire de son cercle. Se prononçant sur les activités réalisées par le FFM, le préfet a souligné que l’ONG IAMANEH-Mali et ses partenaires ont appuyé le service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (SLPFEF) de Bougouni pour la réalisation des activités de communication dans des domaines d’intervention stratégiques à haut impact.
Il s’agit notamment de la santé maternelle, infantile et néonatale, de la planification familiale, de la santé sexuelle, de la reproduction chez les jeunes et adolescents ainsi que des violences basées sur le genre (VBG). Boureima Ongoïba a également évoqué les réalisations du même fonds en 2019. « Ces activités ont porté sur le renforcement de capacité des acteurs et la sensibilisation de la communauté à travers le changement social de comportement », a-t-il affirmé, ajoutant que cet appui a permis de former 30 enseignants et 30 pairs éducateurs sur les VBG et la santé de la reproduction.

à cela s’ajoute, la sensibilisation de 2178 élèves de 10 établissements secondaires et de 60 leaders d’associations de femmes et 60 jeunes. Dans le même ordre d’idée, le préfet du Cercle de Bougouni a souligné la projection de 6 films documentaires numériques ambulants sur la santé de la reproduction, les VBG, la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents. « Ces projections ont mobilisé un grand nombre de femmes et de jeunes au niveau des 5 aires de santé du district », a-t-il précisé. à Koumantou, le directeur technique du centre (DTC) du CSCOM, Soumaïla Traoré et la sage-femme, Mme Fofana Oumou Cissé ont tous témoigné que leur centre a bénéficié du renforcement de capacité sur les urgences obstétricales, la planification familiale, le traitement du pré-transfert, l’éclampsie et le pré-éclampsie sévère, le cinéma numérique ambulant sur les VBG et l’équipement de l’école des mères. « Grâce au FFM, le chiffre de nos patients de la première consultation prénatale a augmenté de 90 à 140 », a avoué le DTC, ajoutant qu’il ne peut que remercier le FFM. Les bénéficiaires de la formation sur la santé sexuelle, de la reproduction des jeunes et adolescents et des VBG qui sont notamment les enseignants, les élèves, les leaders de femmes et de jeunes ont fait beaucoup de commentaires sur les avantages de la formation.
Il est utile de savoir que le Mali a tout récemment bénéficié d’un financement additionnel en 2019. La France a décidé de renouveler la subvention pour les 5 prochaines années avec une augmentation des structures d’intervention à 30 centres de santé dans les trois districts sanitaires de la région.

Mariam F. DIABATÉ

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