Budget d’Etat 2019 : LES PRÉVISIONS DE RECETTES EN HAUSSE DE 31,5 MILLIARDS DE FCFA

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Le gouvernement revoit à la hausse, après modification de la loi de Finances 2019, les prévisions de ressources de l’Etat et à la baisse les dépenses budgétaires. «Sur la base de ces nouveaux éléments : les prévisions rectifiées des recettes budgétaires s’élèvent à 2.054,674 milliards de Fcfa, contre 2.023,150 milliards Fcfa prévus dans le budget initial 2019, soit une hausse de 31 milliards 524 millions ou un taux d’accroissement de 1,56%.
Les dépenses budgétaires rectifiées sont fixées à 2.387,742 milliards de Fcfa, contre 2.410,400 milliards de Fcfa dans le budget initial 2019, soit une diminution nette de 22,658 milliards de Fcfa ou un taux de régression de 0,94%», a annoncé un projet de décret initié par le ministère de l’Économie et des Finances.
Adopté en conseil des ministres du mercredi dernier, le projet de décret ajoute que le projet de budget d’Etat 2019 rectifié dégage un déficit de 333,68 milliards de Fcfa, contre un montant initial de 387,250 milliards de Fcfa, soit une diminution de 54,182 milliards de Fcfa.
Ses modifications font suite à certains aménagements effectués par rapport aux prévisions de rentrées de ressources internes et externes. Elle tient, en matière de rentrée de ressources, compte de la vente de licence téléphonique à un 4è opérateur ; l’acquisition de la 4G par Malitel ; la contribution financière des Partenaires techniques et financiers (PTF), notamment le Luxembourg, l’Union européenne, la France, la Banque mondiale, la Coopération suisse et le Canada, l’ajustement à la hausse des prévisions des recettes fiscales de la Direction générale des impôts, la révision à la baisse des objectifs des recettes fiscales de la Direction générale des douanes et la régularisation de l’encaissement des ressources additionnelles au titre de l’exercice budgétaire 2019.
Pour ce qui concerne les dépenses, le projet de décret renforce la subvention de l’Etat à l’EDM-S.A, prend en charge le Plan d’actions humanitaires de relèvement et de développement dans les Régions de Ségou et Mopti. En la matière, il tient aussi compte du financement des projets de «développement rural et sécurité alimentaire», de «formation et insertion professionnelle», de «décentralisation et de bonne gouvernance» et de «développement durable dans les Régions de Gao et Kidal».
Rappelons que l’année 2019 marque la deuxième année de préparation et d’exécution du budget d’Etat en mode programmes. Pour ce faire, un accent particulier doit être mis sur l’efficacité et l’efficience des allocations budgétaires, en tenant compte des objectifs de politiques publiques fixés. A cet effet, notre pays semble veiller au respect scrupuleux des critères de convergence de l’Uemoa et de la Cedeao. Le Mali respectera, selon la Loi de finances 2019 qui vient d’être modifiée, trois critères sur cinq en vigueur au niveau de l’Uemoa.
Il s’agit là des trois critères de premier rang : ratio du solde budgétaire global (dons inclus en pourcentage du PIB), taux d’inflation et l’encours de la dette publique rapporté au PIB. Les prévisions 2019, concernant ce dernier critère, tablent sur une dette équivalant 37% du PIB, sur une norme qui doit être inférieure ou égale à 70%.

C. M. T.

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