Ce que j’en pense: Les vertus du dialogue

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La justice est désormais libérée des pressions inopportunes «des faiseurs de destin». Le président de la République, chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta, a tenu sa promesse électorale. Désormais, l’espoir est permis. Cette indépendance stimulera le mieux vivre partout au Mali. En effet, force restant à la loi, personne ne sera spolié du fruit de son travail. Le développement humain ne reflète-t-il pas le niveau d’aisance dans le foyer familial ?
Les travaux du Dialogue national inclusif ont débuté le samedi 14 décembre 2019. Dans toutes les chaumières de notre pays, les patriotes prient pour l’union sacrée, la paix. Ils prient pour que définitivement les conclusions de la rencontre torpillent à jamais les appétits gloutons des cupides. Ces nuisibles, savamment camouflés, arpentent les allées du pouvoir d’État. Ils déploient leur malice à longueur de journée pour tenter de convaincre les Maliens à prendre des vessies pour des lanternes.
N’est-ce pas trahir son pays que de prêter serment pour déclarer son patrimoine, au mois de janvier de chaque année nouvelle, et de ne pas le faire ? Depuis environ trente ans, quel est le montant des frais des missions officielles parties à l’extérieur endetter le Mali à coups de milliards de Francs Cfa ? Cette manne n’a-t-elle pas servi à financer des centaines de projets de développement mal conçus, «des éléphants blancs»?
Pourquoi continuer de promettre toutes les merveilles du monde à travers les multiples «Déclarations de politique générale» (DPG), et de ne jamais tenir parole ? Pourquoi ne pas opter pour «le plan de développement décennal»?

Les électeurs de plusieurs communes, de milliers de villages depuis le 22 Septembre 1960 à ce mois de décembre 2019 ne sont-ils pas amers à force d’attendre ? Ils n’ont jamais accueilli un ministre de la République, a fortiori un président de la République élu, au cours de son mandat de cinq ans.
Combien de Maliennes, de Maliens passent toute la durée du mandat en cours à espérer que leur élu veuille bien venir leur dire que «leur vote utile» a permis de franchir des étapes ? Dans des centaines de localités, le rêve ne s’est-il pas évaporé de voir un jour sortir de terre une unité de transformation des produits locaux ? Depuis près de soixante ans les Maliens ne doutent-ils pas de la capacité des politiques, des opérateurs économiques, à transformer favorablement leur vie sans tendre la main à l’étranger ?
Le Dialogue national inclusif a pour mission d’éclairer le chemin des populations laborieuses. Elles souhaitent atteindre l’autosuffisance alimentaire, la sécurité intérieure et extérieure du Mali. Le but ultime n’est-il pas d’assurer le développement humain dans tous les foyers de ce pays, et de rendre l’avenir radieux ?
Dans cette optique, l’avenir c’est maintenant. À travers les questions posées et les solutions proposées par les délégués au Dialogue national inclusif. Les leaderships politique, administratif, économique, religieux auront-ils le courage de se remettre en cause ? Cette opportunité de restaurer la paix dans notre pays n’est-elle pas la réponse aux prières de toutes les communautés meurtries par le terrorisme ?
QUE DIEU SAUVE LE MALI !

Sékou Oumar DOUMBIA

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