Ce que j’en pense: retrouvailles heureuses

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Le ciel s’est éclairci au-dessus du Mali le 24 juin 2019. La poignée de main entre l’auguste chef spirituel, fils du saint fondateur du «Hammalisme», a dissipé une situation mal vécue par nombre de nos compatriotes. La relation humaine quotidienne dans nos familles repose sur des us et coutumes séculaires. Les anciens ont analysé l’expérience du vivre ensemble sous tous les angles pour rendre la vie paisible. Ce contexte rassurant motive les hommes et les femmes à entreprendre toutes sortes d’activités rentables. L’autosuffisance alimentaire est assurée. La santé et l’éducation bénéficient des conditions idoines. L’avenir est radieux. La chance de vivre vieux dans le bonheur illumine l’horizon partout.
Nous avons hérité des connaissances sociologiques et philosophiques de nos sages érudits des empires du Ghana, du Mali, du Songhoï. Ils ont conçu une colossale somme de proverbes et d’adages. Ils rendent le vivre ensemble paisible dans toutes les contrées. Ils illustrent toutes les situations de notre vécu. Ces augustes vieillards géniaux, des temps lointains, ont légué à la postérité une littérature orale composée de véritables pépites.
Ces phrases courtes apaisent immédiatement, décrispent, redonnent le sourire à deux interlocuteurs en colère l’un contre l’autre. Par exemple, les incompréhensions sont dissipées par l’adage qui énonce que «les dents égratignent parfois la langue dans la bouche » Traduction bambara : «Ngni ni nein bé kèlè touma dô la». Sans dommages irréparables. M’Bouillé Haïdara et Ibrahim Boubacar Keïta agiront désormais de concert. Pour le bonheur et la sérénité dans le pays.
J’ai fait un rêve. Main dans la main, le Chérif de Nioro et Ibrahim Boubacar Kéïta pourraient travailler pour couvrir le territoire national d’un tapis d’universités scientifiques islamiques. Le financement pourrait venir du Maroc, d’autres pays du Maghreb, du Moyen-Orient. Ces pôles du donner et du recevoir, dans le domaine de la transmission des connaissances à des générations successives, pourraient être implantés à Nioro, à Gao, à Tombouctou, à Ménaka, à Taoudéni, à Kidal, à Kayes, à Sikasso. Afin de propager un islam de tolérance, loin de l’extrémisme violent. Plusieurs banques fonctionnant selon le principe de la finance islamique pourraient émerger dans les mêmes villes.
Le dynamisme de la vie spirituelle dans un pays comme le Mali va de pair avec une économie, qui nourrit bien l’intellectuel, le cultivateur, l’éleveur, le pêcheur, l’opérateur économique. La mission aujourd’hui, comme l’a dit le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, après une récente visite au Centre hospitalier universitaire  Gabriel Touré «est de  sauver des vies» sur l’ensemble de notre territoire. Pas dans un seul hôpital.
Il y a exigence de redonner espoir aux Maliens. Il s’agit de créer les conditions pour que chacun vive à la sueur de son front. Dans la paix et la sécurité. Nous attendons, dans les mois à venir les retombées sur le pays des retrouvailles entre M’Bouillé Haïdara et Ibrahim Boubacar Keïta. Les dialecticiens disent que «la pratique est le critère de la vérité».

Sékou Oumar
DOUMBIA

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