Ce que j’en pense: Tous les diplômés sont utiles

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Le mandat du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, placé sous le signe de la jeunesse sera fructueux. A condition de faire preuve de courage politique, et d’audace pour déployer tous les jeunes diplômés sans emploi dans toutes les localités. Le leadership politique, économique, religieux influence toutes les activités dans tous les pays du monde. Les décideurs composent la hiérarchie dans l’administration, les forces armées, le secteur privé, l’école fondamentale, les lycées, les universités. Ils sont les fruits de cet impact moral et psychologique.

Les cadres supérieurs, les cadres subalternes, les fonctionnaires, les contractuels, les ouvriers ne sont-ils pas à égalité d’influence pour impulser le progrès social ? Toute notre vie nous mettons en œuvre les idées reçues d’autrui, ou des idées conçues par nous mêmes. Elles deviennent actes et actions quand nous les partageons avec tous les Maliens.

Tous les Maliens ? J’adhère à la pensée de ce sociologue qui enseigne que « personne ne peut mesurer la distance parcourue par une idée correctement exposée, en une minute, en une heure, en une journée ». Autant de débats se dérouleront dans les 24 heures qui suivent. Et mon idée, votre idée, notre idée sera améliorée par autant de têtes brillantes. Nous aurons tous contribuer à la résolution d’un problème brûlant. Pour le bonheur et l’honneur de tous les Maliens. Nous exerçons tous une certaine influence, de la base au sommet de l’appareil d’Etat. De la famille à la mosquée, à l’église…au bois sacré. Les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les ouvriers, les intellectuels ont tous besoin que l’on parle en leur faveur. Ce plaidoyer met en balance le « Bien » et le « Mal ».

Ainsi va la vie. Partout quelqu’un doit représenter, dans les procédures de prise des décisions qui déterminent le destin du Mali, le faible. Et même le puissant. Les connaissances traditionnelles, les études modernes éclairent, dans ces moments historiques, les esprits des décideurs.

Dans cette optique tous les diplômes délivrés par l’Université malienne ont le même poids, dans le calcul de leur influence, pour bâtir un Mali prospère. Chaque jeune malien a choisi d’étudier dans le créneau, où il estime qu’il sera efficace dans la construction nationale.

Le Mali d’aujourd’hui a fortement besoin du concours de tous les cerveaux formés pour analyser, diagnostiquer, proposer des solutions à nos problèmes. Est-il juste que les jeunes diplômés en Droit, en Sociologie, en Anthropologie etc… ne bénéficient d’aucun quota dans le concours d’entrée dans la fonction publique ? Le Droit n’est-il pas le soubassement de toutes les activités humaines ? La tache est immense pour combler les millions d’ornières qui ralentissent le déroulement des programmes de développement de notre pays. Il y a urgence de boucher les failles provoquées dans le rempart de protection des populations. Ce pays a besoin des seaux de béton armé apportés par tous les jeunes diplômés. Pour faire le bonheur de leur pays n’ont-ils pas été formés dans toutes les disciplines enseignées dans les écoles maliennes ? Le plein emploi est possible chez nous.

Il existe au sein de notre gouvernement un ministre chargé de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale. Il est l’aiguille. Ma conviction est que les jeunes juristes, les jeunes sociologues, les jeunes anthropologues, tous les jeunes diplômés sans emplois, seront le fil pour recoudre le tissu social déchiré par les conflits inter communautaires. Et la peur se dissipera au-dessus de nos têtes.
Les sages de tous les pays du monde enseignent que personne ne peut modifier le passé. Et le puissant écrivain français nous lègue cette citation : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ». Le Mali a besoin de toutes les petites mains utiles pour générer les conditions matérielles d’un avenir heureux.

Sékou Oumar Doumbia
L’ESSOR

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