Célébration du mariage à la mosquée et zawiya : Des imams et érudits de Bamako bien outillés

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Dans le but de former les imams et érudits afin d’uniformiser le processus de l’acte de mariage islamique dans les mosquées et zawiyas dans notre pays, la Ligue malienne des imams et érudits pour la solidarité islamique (IMAMA) a organisé, samedi dernier au stade Omnisports Modibo Keïta, un atelier de formation dont les travaux étaient présidés par le directeur national des affaires religieuses et du culte, Habib Kane.
Les participants à l’atelier ont renforcé leurs connaissances sur sept points : l’historique du mariage, la procédure de la déclaration, les interdits dans le mariage, les conditions du bon mariage, le droit de l’épouse et celui de l’époux, la rédaction de l’acte de mariage. Ces thèmes ont été développés par des spécialistes.
Dans son intervention à l’ouverture des travaux de l’atelier, le président de l’IMAMA, Mouhamed Fodié Cissé, a invité les participants à suivre avec rigueur cette formation d’une importance capitale pour notre pays. Le 5è adjoint au maire de la Commune II, Seydou Tall, a, remercié les organisateurs pour cette belle initiative. «Il y a beaucoup de choses qui sont derrière la célébration d’un mariage. Cette formation permettra à nos imams et érudits d’être plus clairvoyants et surtout de ne pas commettre d’erreur en la matière», a souligné Seydou Tall.
Le 1er vice-président du Haut conseil islamique du Mali a abondé dans le même sens. «Les imams doivent faire énormément attention parce qu’il y a des personnes mal intentionnées qui peuvent s’infiltrer dans le système pour essayer de tirer la couverture sur eux», a-t-il prévenu. Pour sa part, Habib Kane a souligné que son service encouragera l’IMAMA pour la finalisation de ce processus combien important. «Nul n’est sans savoir aujourd’hui les problèmes auxquels nos états civils sont confrontés, précisément en ce qui concerne le mariage religieux  qui n’était pas officiellement reconnu par nos autorités. Maintenant, on va dans le sens de la reconnaissance de ce système, qui va ressortir un acte reconnu officiellement et qui aura la même valeur que l’acte donné par la mairie», a fait savoir le directeur national des affaires religieuses et du culte. Il précisera que cette première partie de formation concerne 500 imams et érudits du district de Bamako et de ses quartiers périphériques.
Siné S. TRAORÉ

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