Cheick Diallo, coordinateur général du Stade malien : «J’espère que mon mandat sera le plus court possible»

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Dans cette interview, le nouveau patron des Blancs revient sur sa nomination au poste de coordinateur général du club, en lieu et place du comité exécutif, appelle les Stadistes à calmer le jeu et affiche sa volonté de tout mettre en œuvre pour organiser «rapidement» l’assemblée générale élective

L’Essor : Comment en est-on arrivé à l’expiration du mandat du bureau sortant sans que le club convoque une assemblée élective, conformément aux textes ? Peut-on parler de dysfonctionnement ?
Cheick Diallo : Je suis né Stadiste et à chaque fois que le Stade malien a besoin de mes services, je réponds toujours présent. Ce sont les sages du club qui m’ont approché pour me demander de m’occuper du club, en attendant la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante. Il y a des tractations au sein du club par rapport au mandat du bureau exécutif, je pense qu’il y a eu des incompréhensions, le président (Me Boubacar Karamoko Coulibaly, ndlr) a expliqué à ses collaborateurs que leur mandat est fini et qu’ils ne peuvent plus diriger le comité exécutif. Comme nous sommes dans une période qui n’est pas favorable à l’organisation d’une assemblée générale élective, à cause de la pandémie du coronavirus, les sages se sont concertés et m’ont demandé d’assurer l’intérim en attendant l’assemblée générale. Voilà comment je suis devenu coordinateur général.

L’Essor : Concrètement, coordinateur général signifie quoi ?
Cheick Diallo : Le Stade malien est un club omnisports, il y a le football, il y a le basket-ball et plusieurs autres disciplines. Le comité exécutif représente le Stade malien dans son ensemble, puisqu’il n’y a plus de bureau. Il fallait peut-être mettre en place un groupe de personnes ou un responsable pour gérer les affaires courantes. Le coordinateur général n’est pas seulement pour le football ou le basket, il gère l’ensemble des disciplines.

L’Essor : Quelle est votre mission ?
Cheick Diallo : Ma mission est celle d’un comité exécutif, c’est-à-dire la gestion du club. C’est vrai que toutes les activités sportives sont arrêtées actuellement à cause de la crise sanitaire mondiale. Mais déjà, il faut penser à l’après-coronavirus, notamment à l’organisation de l’assemblée générale élective. En plus, s’il y a des problèmes à quelque niveau que ce soit, il faudrait quelqu’un pour chercher des solutions. Autrement dit, la fin du mandat du comité exécutif et l’impossibilité pour le club d’organiser une assemblée ne doivent pas provoquer un vide qui peut être préjudiciable pour le club.

L’Essor : Quelle est la durée de votre mandat ?
Cheick Diallo : Je suis là jusqu’à l’assemblée générale élective et la mise en place d’un nouveau bureau. J’espère que mon mandat sera le plus court possible et qu’une nouvelle équipe prendra les rênes dès la fin de l’épidémie du coronavirus. Je prie Dieu pour qu’il aide le monde à mettre fin à cette maladie et que les activités sportives reprennent dans tous les pays.

L’Essor : Vous êtes promoteur d’un centre de football différent de celui du Stade malien. Est-ce possible de concilier les deux fonctions ?

Cheick Diallo : à un moment donné, je suis parti du Stade malien pour créer mon centre qui est devenu aujourd’hui une société. Pour la gestion des deux structures, je ne vois aucun problème. Je suis Stadiste et le Stade malien sera prioritaire pendant la durée de mon mandat. S’il faut fermer l’autre boutique pour répondre présent au Stade malien, je n’hésiterai pas un seul instant, mais je ne pense pas qu’on en arrivera-là.

L’Essor : Ne craignez-vous pas que cette situation entraîne une crise au Stade malien, quand on sait qu’il y a des remous au sein du comité des supporters du club ?

Cheick Diallo : Très sincèrement, je n’ai pas d’inquiétude par rapport à cette situation. Dans le milieu sportif, quand il y a une incompréhension, les gens se laissent souvent emporter par la passion. Ces derniers temps, il y a eu beaucoup de fausses informations qui ont fait monter la tension. Je suis d’accord qu’il y a eu des incompréhensions, mais nous devons tous travailler dans le sens de l’apaisement et privilégier l’intérêt du Stade malien.
Seul l’intérêt du Stade malien doit compter et je demande à tout le monde, supporters, dirigeants, joueurs de rester soudés et de calmer le jeu. Le rendez-vous le plus important pour le club est l’organisation de l’assemblée générale élective, j’invite l’ensemble de la famille des Blancs à se donner la main pour bien préparer cette rencontre. C’est une période un peu difficile pour le club, mais je fais confiance aux Stadistes, mais il n’y a pas de péril en la demeure. Le Stade malien est un grand club et tout se passera bien.

Interview réalisée par
Boubacar THIERO

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