Chronique éco, Zone Uemoa : CHUTE DU PRIX DES MATIÈRES PREMIÈRES

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Les cours des principales matières premières exportées par les pays de l’Uemoa : noix de cajou, café, cacao, coton, or ont baissé en avril 2019 par rapport à la même période de l’année précédente, selon le dernier Bulletin mensuel des statistiques de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. La BCEAO a, par ailleurs, constaté une hausse du prix du brut de pétrole sur les marchés internationaux.
Publié le 31 mai dernier, le rapport estime à -44,5% l’ampleur de la dévaluation pour la noix de cajou, -17,5% pour le café, -11,1% pour le cacao, -5,9% pour le coton et -3,5% pour l’or. Ceux-ci constituent les principaux produits d’exportation pour le Mali, troisième économie de l’Union après la Côte d’Ivoire et le Sénégal. L’or blanc pour la production duquel notre pays est classé premier en Afrique a, en conséquence, coûté 78,1 N.Y. 2è en cents/livre (environ 500 g) en avril 2019, contre 82,9 une année plus tôt. Il faut préciser que la même quantité de coton a valu 76,1 N.Y. 2è en cents au mois de mars 2019. Quant au cours brut du métal jaune, il a été estimé à 1.285,8 dollars l’once (-3,5%) en avril dernier contre 1.331,8 (4,8% en glissement annuel) une année auparavant. La noix brute de cajou, lui, a mérité 1.012,5 dollars/tm (tonne métrique : unité de mesure de masse équivalant de 1.000 kg). Elle était de 1.825 dollars en avril 2018. En revanche, les cours du caoutchouc ont progressé de 17,7%.
Les prix du brut de pétrole ont, sur les marchés internationaux (moyenne WTI, brent, Dubai), exprimés en dollar, enregistré la même tendance haussière, en glissement annuel, de 3,0% en avril 2019, après une baisse de 2,9% enregistrée en mars 2019. Ainsi, le baril de pétrole a coûté 67,5 dollars (39.410 Fcfa) en avril dernier, contre 62,6 dollars (36.553 Fcfa) en mars 2019 et 53,6 dollars (30.886 Fcfa) en décembre 2018.
Quant aux principaux produits alimentaires importés par les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, leurs cours ont, par contre, reculé de 7,0% en glissement annuel à fin avril 2019. Notre pays, deuxième producteur de céréales en Afrique de l’Ouest avec plus de 10 millions de tonnes, est également un grand importateur de riz. A titre d’illustration, le gouvernement a dû, pour encourager l’importation de riz, réduire de moitié (200.000 à 100.000 Fcfa) les frais de dédouanement de la tonne de riz de grande consommation. Cette graminée qui tend à devenir la plus consommée au Mali, a coûté 413 dollars la tonne en avril dernier, contre 406 en mars 2019 et 451 dollars en avril 2018.
Cheick M. TRAORÉ

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