Concours de la Fonction publique : MME DIARRA RAKY DONNE LE COUP D’ENVOI

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Les concours nationaux directs de recrutement dans la Fonction publique d’Etat au titre de l’année 2018 ont démarré le samedi 1er décembre sur l’ensemble du territoire national. Ils doivent se poursuivre jusqu’au 15 décembre prochain pendant les samedis et dimanches. A la date du 1er décembre, ils étaient 25.497 candidats inscrits au niveau national, repartis entre 7 centres, à prendre part aux concours pour 827 postes à pourvoir. Les centres de Bamako sont le lycée Ba Aminata Diallo et le lycée Askia Mohamed. D’autres centres existent à Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao.
Selon le communiqué signé par la ministre en charge du Travail et de la Fonction publique, toutes les catégories (A, B2, B1 et C) sont concernées par le concours ainsi que plusieurs cadres de la Fonction publique d’Etat : Administration générale, arts et culture, agriculture et génie rural, industrie et mines, constructions civiles, Eaux et forets, élevage, informatique, information et audiovisuel, finances, jeunesse et sport, Affaires étrangères, statistique et santé.
Les postulants sont âgés de 18 ans au moins pour la catégorie C et 40 ans au plus pour la catégorie A. Un sujet relatif au domaine de formation des candidats d’une durée de 3 heures avec coefficient 2 et la culture générale d’une durée de 3 heures avec coefficient 1 sont les épreuves du concours. Il faut noter que 103 emplois sont réservés au recrutement par voie de l’Ecole nationale d’administration (ENA).
L’accès des salles d’examens est subordonné à la présentation de la carte d’identité nationale ou du permis de conduire, d’un passeport, de la carte NINA en cours de validité. Les candidats sont classés par ordre de mérite, au prorata des emplois à pourvoir mis en concours.
Les fonctionnaires de l’Etat ou des collectivités ne sont pas autorisés à se représenter aux concours directs d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat. Toute tentative de fraude ou de falsification d’âge, de diplôme entrainerait des poursuites judiciaires, a-t-on précisé.
Accompagnée du directeur du Centre national des concours de la Fonction publique, Dr Ousmane Magassy et de son staff technique, la ministre du Travail et de la Fonction publique, chargée des Relations avec les Institutions, Mme Diarra Raky Talla, s’est rendue le samedi 1er décembre au lycée Ba Aminata Diallo. A 8 heures, elle a donné le coup d’envoi des épreuves dans la salle N°1 de ce Centre en déchirant la première enveloppe contenant les sujets d’examens. Le premier sujet du jour était une épreuve technique ainsi intitulé: «Le budget d’Etat obéit à un certain nombre de principes, dont le principe de l’universalité. Définir ce principe. Y-a-t-il des exceptions à ce principe? Si oui, lesquelles? Décrire les différents types de contrôle exercés sur l’exécution du budget d’Etat. Citer les natures de dépenses qui sont acquittées au moyen de crédits évaluatifs. Suivant la procédure d’approbation du budget d’Etat au Mali, quelle est la date limite du dépôt de la Loi de finances de l’année à l’Assemblée nationale? Quels sont les moyens de financement du déficit budgétaire en général ?», tel était le sujet du jour.
Mme Diarra Raky Talla a, ensuite, sillonné quelques salles d’examens pour prodiguer des conseils aux candidats. Vendredi dernier, elle avait animé une conférence de presse pour faire le point des préparatifs des concours directs. Elle avait assuré que tout serait fait dans la transparence. La ministre du Travail et de la Fonction publique avait aussi invité les candidats à avoir confiance en eux-mêmes, ajoutant que ce sont les meilleurs qui seront retenus. Révélant que plus de 60% des candidats sont des femmes, Mme Diarra Raky Talla les a exhortées à bien travailler, car «aucune faveur ne sera accordée».
Sidi Y. WAGUE

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