Congrès d’allergologie : UNE DISCIPLINE A FAIRE EVOLUER DANS NOS PAYS

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Le deuxième congrès de la Société africaine d’allergologie et d’immunologie clinique (SAFAIC) qui consacre également le premier congrès de l’Association nationale de formation continue en allergologie (ANAFORCAL) s’est ouvert, vendredi dernier, à l’hôtel de l’Amitié. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Mama Coumaré, en présence du représentant du président de la République, parrain de l’évènement, Morifing Cissé et du recteur de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), Pr Adama Diaman Keita. 

Les congrès organisés par les sociétés savantes permettent aux praticiens hospitaliers et des autres structures de soins ainsi qu’aux chercheurs de se mettre au diapason de l’évolution des disciplines médicales ou chirurgicales. Ils permettent ainsi à la jeune garde de médecins d’apprendre des grands maîtres scientifiques à travers communications scientifiques et plénières et de se mettre à niveau. Les assises de Bamako sur l’allergologie offrent donc une opportunité à nos praticiens d’échanger avec les maitres de la discipline comme le Pr Habib Douagui et d’autres têtes couronnées de la discipline venues d’Europe, notamment du Portugal, sur les évolutions de cette discipline médicale.

Le président de l’Association nationale de formation continue en allergologie a expliqué que depuis la création de son association, en janvier 2010, elle a contribué à la formation de 4 allergologues. Ce qui permet d’améliorer les capacités de prise en charge de notre pays, en termes de pathologies allergiques qui représentent, de plus en plus, un réel problème de santé publique dans les pays africains.

A ce propos, il ressort des explications du Pr Souleymane Diallo qui cite l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que les maladies allergiques occupent le quatrième rang des pathologies les plus fréquentes. Aujourd’hui, il est clair que notre continent renvoie une autre image positive en termes de qualité des ressources humaines contrairement à certaines croyances anciennes et préjugés. L’Afrique dispose aussi de la qualité, autrement dit des compétences.

Le président de la SAFAIC partage bien cet avis. Pour lui, ceux qui doutent de la capacité de l’Afrique et de ses fils à évoluer se trompent. Il a aussi rappelé la nécessité d’une collaboration entre les disciplines scientifiques qui sera profitable aux malades. Il a également cité quelques actions menées  par la Société africaine d’allergologie et d’immunologie clinique avant de rappeler que les congrès de 2020, 2022 et 2024 de cette société savante africaine se tiendront respectivement en Algérie, Mauritanie et Côté d’Ivoire.

En véritable avocat de la cause malienne, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a assuré le plaidoyer pour que notre pays abrite ce CES africain. Il a aussi rappelé que ces assises se tiennent à un moment où le gouvernement, à travers le département en charge de la Santé a entrepris de grandes réformes dans notre système de santé pour l’amélioration du plateau technique et de la qualité des ressources humaines. 

Bréhima DOUMBIA

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