Contrat plan Etat-Office du Niger et exploitants agricoles : Évaluation du 1er semestre 2019

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                                                        Une vue des participants lors des travaux
La salle de conférence de la direction générale de l’Office du Niger à Ségou a abrité, hier, les travaux de la première session du comité de suivi du contrat plan Etat-Office du Niger (ON) et exploitants agricoles au compte de l’année 2019. C’était sous la présidence du président du comité de suivi dudit contrat-plan, Modibo Maïga. Il avait ses côtés le président directeur général de l’ON, Mamadou M’Baré Coulibaly et l’ensemble des membres du comité de suivi. La rencontre a apprécié les réalisations durant le 1er semestre 2019 à travers l’examen du rapport de suivi de l’exécution des engagements des parties.
Le PDG de l’ON a saisi l’opportunité pour faire le bilan de la campagne agricole 2018-2019 et donner les projections pour la campagne 2019-2020. Ainsi, on retient que la campagne agricole 2018-2019 s’est déroulée dans de conditions satisfaisantes quant à la fourniture de l’eau aux exploitants agricoles pendant la saison hivernale. Cependant, Mamadou M’Baré Coulibaly a noté certaines difficultés majeures rencontrées lors de la campagne écoulée. Il s’agit, entre autres, de la problématique de l’insécurité persistante dans les zones d’intervention, la faible disponibilité de l’eau en période d’étiage du fleuve pour la culture du riz de contre-saison. S’y ajoute le retard accusé dans le ravitaillement des exploitants en engrais subventionnés, dû aux changements intervenus dans le système de distribution.
Pour la présente campagne agricole, elle a démarré, selon Mamadou M’Baré Coulibaly, dans un contexte marqué par la poursuite de la subvention des intrants et équipements agricoles et par la signature du nouveau contrat-plan couvrant la période 2019-2020 entre l’Etat, l’ON et les exploitants agricoles. Le patron de l’ON s’est, par ailleurs, réjoui de la récente levée de la suspension et la réglementation de la circulation des motos et des pick-up. Cela, a-t-il dit, aura un impact positif dans la bonne conduite et le bon suivi des activités agricoles dans toutes les zones de production.
Se prononçant sur la mise en œuvre du présent contrat-plan, le PDG de l’ON a expliqué qu’il permettra de renforcer la contribution de l’Office à l’atteinte de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté par une croissance économique accrue. Ainsi, les objectifs de production végétale de la campagne agricole 2019-2020 issus dudit contrat-plan font état de 873.774 tonnes de riz paddy, 321.990 tonnes de produits maraîchers et 94.820 tonnes de produits de diversification.
Pour Mamadou M’Baré Coulibaly, l’atteinte de ces objectifs dépendront de l’engagement des différentes parties signataires, la réalisation des aménagements et les réhabilitations prévues. Il faut aussi noter la facilité d’accès par les exploitants agricoles aux moyens de production, le respect du calendrier agricole et l’application des techniques améliorées de production.
Pour le président du comité de suivi, la mise en œuvre dudit contrat-plan détermine la volonté de l’Etat de faire de l’agriculture le moteur du développement du pays. Cette résolution s’est traduite, entre autres, par la priorité accordée à l’agriculture avec l’allocation de 15% du budget national. S’y ajoute la poursuite de la subvention des engrais au prix de 11.000 Fcfa le sac de 50 kg. Ce n’est pas tout. Il y a aussi la subvention du matériel agricole et la création d’un secrétariat d’Etat auprès du ministère de l’Agriculture chargé de l’aménagement et de l’équipement rural.
En outre, Modibo Maïga a souligné que les engagements pris par l’Etat dans le présent contrat-plan traduisent sa volonté de faire de la zone ON un pôle de développement au service de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la pauvreté. Cependant, il dira que l’évaluation du 1er semestre fait ressortir la faible mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat pour la mise en œuvre des engagements des différentes parties. Il y a aussi le faible niveau de réalisation des engagements des différentes parties. Par ailleurs, Modibo Maïga s’est réjoui de la réalisation des travaux d’entretien des réseaux hydrauliques, du taux d’exécution de l’entretien du primaire et du secondaire qui est de 95% et celui du tertiaire qui est de 32% à la date du 30 juin 2019. Il y a aussi la poursuite des efforts d’opérationnalisation du logiciel «SIGO » avec la saisie de 91 prises partiteurs pour déterminer la consommation d’eau.

Mariam A. TRAORÉ
AMAP-Ségou

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