Contrat plan Etat-ON-exploitants agricoles 2014-2018 : À L’HEURE DU BILAN

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Le président du comité de suivi Modibo Maïga préside la session

Le contrat plan État-Office du Niger et exploitants agricoles 2014-2018 est à sa fin. La dernière session de ce contrat plan tenu hier jeudi dans la salle de conférence de l’Office du Niger (ON) a permis aux membres du comité de suivi d’apprécier les réalisations faites par les différentes parties au cours du second semestre 2018. Les participants ont aussi évalué le niveau général de la mise en œuvre des engagements en faveur du développement de la zone Office du Niger durant toute la période du contrat-plan. Les travaux de la rencontre étaient présidés par le nouveau président du comité de suivi, Modibo Maïga, conseiller technique au ministère de l’Economie et des Finances. Il remplace Soussourou Dembélé nommé à d’autres fonctions. C’était en présence du président directeur général de l’ON, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly et l’ensemble des membres du comité de suivi.
Le PDG a indiqué que la période de mise en œuvre du contrat plan 2014-2018 a été marquée par une instabilité sécuritaire. Cette insécurité s’est étendue du nord vers le centre du pays touchant le delta central du Niger et la zone ON avec de multiples attaques. Le PDG de l’ON a aussi signalé le faible taux des fonds alloués par l’Etat à la mise en œuvre du contrat plan et le retard accusé dans leur mobilisation. Ces faits ont joué sur l’atteinte des objectifs de production. Aussi, dit-il, le faible niveau de réalisation des aménagements n’a pas permis d’atteindre les objectifs de production. En effet sur une prévision de 1.122.350 tonnes de riz paddy en 2018, la réalisation a été de 754.225 tonnes soit 75,34%. Cependant, le rendement du riz en casier a enregistré une augmentation appréciable de 6,44% par rapport à l’année de référence 2012/2013. La production de riz d’une manière générale a aussi augmenté de 5,04%.
Ainsi, selon Dr Mamadou M’Baré Coulibaly, il urge de redoubler d’efforts afin que le nouveau contrat plan puisse bénéficier d’un environnement favorable et des moyens adéquats pour sa mise en œuvre. Il a saisi l’occasion pour annoncer les objectifs de production de la campagne 2019-2020 qui coïncide avec la première année du nouveau contrat plan 2019-2023 en gestation. La superficie à emblaver est de 140.220 hectares pour une production attendue de 873.774 tonnes de riz paddy. En culture maraîchère, il faut retenir 11.138 hectares qui seront mis en valeur pour une production totale attendue de 112.122 tonnes.
Le président du comité de suivi a relevé que l’Etat a effectué un versement cumulé de 2,1 milliards Fcfa à l’ON sur un montant inscrit au contrat plan de 7,3 milliards Fcfa, soit une réalisation de 28,63%. Le montant recouvré de la redevance eau à la date du 31 décembre 2018 est de 6.297.353.141 Fcfa, soit un taux de 91,15%. En matière de maintenance des réseaux hydrauliques, au 31 décembre dernier, le taux d’exécution physique de l’entretien du primaire est de 99%, du secondaire 88% et celui du tertiaire 64%.
Par ailleurs, a expliqué Modibo Maïga, la mise en œuvre du contrat plan 2014-2018 a été marquée également par la faible mobilisation budgétaire de l’Etat. sur un besoin de financement estimé à 422.809.036.572 Fcfa pour les études, les travaux d’aménagement et de réhabilitation, seulement 110.631.247.643 Fcfa ont été mobilisés, soit un taux de réalisation de 26,16%. En termes de superficies, sur une prévision d’aménagement et de réhabilitation de 91 149 hectares, seulement 13 869 ont été réalisés, soit un taux de réalisation de 15,22%. Ce faible taux de réalisation, selon M. Maïga n’a pas permis d’atteindre les objectifs de production.

Mariam A. TRAORÉ

AMAP-Ségou

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