Contre le changement climatique au Mali : Le rempart de la grande muraille verte

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Le concept a été initié pour faire face aux effets des sécheresses récurrentes dans la bande sahélo-saharienne

Le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et ses partenaires ont validé hier, les données collectées dans le cadre de la formulation de la composante III du Projet multi-pays GCF/FAO-GGW intitulée : «Renforcement institutionnel de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte et des structures nationales de la grande muraille verte par la mise en œuvre d’initiatives climatiques et diffusion des enseignements de restauration réussies». L’atelier organisé à cet effet a eu lieu au Centre de formation pour le développement (CFD).

Le concept «Grande muraille verte» est né depuis 2005 à Ouagadougou au Burkina Faso pour faire face aux effets des sécheresses récurrentes dans la bande sahélo-saharienne. C’était à l’issue de l’assemblée générale de la Communauté des états sahélo-sahariens (Censad). Il a été endossé par l’Union africaine le 30 juin 2007 à Addis-Abeba (éthiopie) sous forme d’initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel.

Pour sa mise en œuvre, les chefs d’état et de gouvernement des onze pays situés au sud du Sahara, considérés les plus vulnérables, ont créé par convention internationale, le 17 juin 2010 à N’Djamena au Tchad, l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte. Cet organe est chargé de la coordination, du suivi évaluation des réalisations et de la mobilisation des ressources nécessaires, de concert avec les états membres, l’Union africaine, le Nepad et la Censad.

L’objectif visé en organisant cette rencontre est de créer les synergies nécessaires pour une meilleure mise en œuvre de l’initiative de la Grande muraille verte au Mali (GMV). Pour ce faire, la réflexion sera axée sur les quatre principales thématiques devant structurer le contenu de sa composante III.

Il s’agit de la mobilisation des ressources, de la gestion des connaissances par une implication des résultats acquis par les centres de recherche, les universités, les départements sectoriels et les ONG au niveau national pour plus de cohérence. S’y ajoutent la coordination et les cadres de concertation au niveau national par la mise en place d’une alliance nationale forte au Mali autour de la GMV et un leadership des structures et des compétences nationales dans la mise en œuvre et le suivi des réalisations, par la capitalisation des actions menées sous un format cohérent exploitable par tous les acteurs.

Intervenant à ce propos, la directrice générale de l’APGMV a rappelé que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est l’une des premières institutions qui appuie l’APGMV dans l’exécution de la GMV. Cette rencontre entre alors dans le cadre de cette collaboration où l’APGMV doit contribuer à la formulation et à l’exécution de la composante III, a précisé Mme Kanouté Fatoumata Koné.

Pour le conseiller technique au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Modibo Sacko, cet atelier permettra de cerner les effets néfastes liés au changement climatique.

Il offrira aussi l’occasion d’établir un diagnostic des capacités institutionnelles, des besoins de renforcement des capacités, en vue, selon lui, de permettre à APGMV et à ses structures nationales de jouer pleinement leur rôle en matière de formulation, de mise en œuvre, de coordination, de suivi et évaluation, de mobilisation des ressources financières et techniques dans le cadre de la mise à l’échelle des investissements climatiques dans la zone de la GMV. Toutes choses qui permettront de lever les entraves au développement harmonieux des populations vivant dans la bande de la Grande muraille verte, très vulnérables au changement climatique, a-t-il espéré.

Makan SISSOKO

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