Conventions de Genève : le CICR fête le 70e anniversaire

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Le Garde des sceaux (g) avec Jean N. Marti
Le Comité international de la Croix-rouge (CICR), en collaboration avec l’Ecole de maintien de la paix (EMP) Alioune Blondin Beye, l’Institut d’études de sécurité (ISS), et l’Université du Sahel, a organisé, jeudi dernier, une conférence-débats dénommée « Humanitarium itinérant » sur le thème : « 70 ans des Conventions de Genève : acquis et défis au Mali ».
La cérémonie était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, en présence du chef de délégation du CICR, Jean Nicolas Marti, et de nombreux invités.
Le CICR est une organisation humanitaire, neutre, impartiale et indépendante, qui a pour missions de protéger et assister les victimes de conflits armés et d’autres situations de violence. Aussi, il s’efforce de prévenir la souffrance par la promotion et le renforcement du Droit international humanitaire (DIH) et des principes humanitaires universels dans différents milieux dont le milieu académique.
Le chef de la délégation du CICR dans notre pays s’est réjoui de la commémoration du 70è anniversaire de l’adoption des Conventions de Genève du 12 août 1949, en accueillant à Bamako, pour la première fois « Humanitarium itinérant ». Jean Nicolas Marti a rappelé que les Conventions de Genève sont les principaux traités du DIH. Elles ont eu, et continuent d’avoir un grand impact sur la protection des victimes civiles et militaires des conflits armés parce que ayant comme base l’humanité, mais surtout font, aujourd’hui, partie des rares traités universellement acceptés.
Selon lui, toutes les dispositions des Conventions de Genève rejoignent un accord fondamental : « Même dans les conflits armés l’humanité doit être préservée », ou « Même la guerre a des limites ».
Avec le DIH, les Etats ont tracé une ligne de démarcation, indiquant clairement ce qui n’est pas acceptable dans un conflit armé voire contre son pire ennemi. Et le chef de la délégation de préciser que les Conventions de Genève se focalisent en particulier sur les victimes des conflits armés, ceux qui ne combattent pas ou ne combattent plus. Elles visent à garantir la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et la protection de leur vie, sécurité et dignité, a développé Jean Nicolas Marti.
Il a aussi souligné que beaucoup a été accompli depuis l’adoption des Conventions de Genève en 1949, mais qu’il reste encore des efforts à faire. Le CICR réitère également son appel aux Etats et autres acteurs à tout mettre en œuvre pour respecter et faire respecter le DIH et réaffirmer le pouvoir de protection de ce droit.
Le ministre Coulibaly s’est dit conscient de sa responsabilité de faire respecter les règles du droit international humanitaire en toutes circonstances parce que notre pays a adhéré aux Conventions de Genève, le 24 mai 1965.
Depuis, des progrès considérables ont été enregistrés dans la promotion et l’intégration de ces règles dans l’arsenal juridique de notre pays. Pour lui, malgré les graves violations des droits de l’Homme dans un contexte de guerre asymétrique, le gouvernement, grâce à la ferme détermination du président de la République, déploie d’énormes efforts pour la protection des droits de l’Homme, a-t-il souligné.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a également indiqué qu’il était nécessaire de comprendre les défis qui se posent dans l’application et le respect du DIH, de les surmonter.
Il a déclaré que cet espace de débat (associant les milieux humanitaires, diplomatiques, universitaires et militaires), initié par le CICR, une première dans notre pays, va permettre de mieux comprendre les défis qui se posent au Mali dans le respect du DIH, mais aussi les défis humanitaires actuels et d’apporter des réponses à hauteur de souhait.
Les panelistes étaient l’ancienne vice-présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatoumata Diarra, le directeur adjoint du Centre d’analyse et de recherche de l’EMP, Dr Abdrahamane O. Coulibaly, le conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Boubaca Touré, mais aussi Dr Bréma Ely Dicko, docteur en sociologie à l’Université de Paris 7 Denis Diderot. La 8è édition du concours national interuniversitaire en Droit international humanitaire (DIH) figure aussi au menu des activités.

Siné S. TRAORE

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