Conventions Mali-Uemoa : Une nouvelle phase du projet régional de mise en valeur des terres de l’office du Niger

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Deux contrats de partenariat ont été signés hier entre le ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il s’agit du «contrat de bail emphytéotique entre l’Office du Niger et la Commission de l’Uemoa, pour les parcelles de Kandiourou et de Touraba» et de «l’Accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou à l’État malien».

La cérémonie de signature a été co-présidée par le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed et le président de la Commission de l’Uemoa, Abdallah Bouréima. C’était en présence du président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, du directeur de l’Agetier, Zana Coulibaly et des représentants des organisations professionnelles de la filière bétail/viande du Mali.

Le premier contrat qui s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des terres de l’Office du Niger a été signé entre le président de la Commission de l’Uemoa, Abdallah Bouréima et le président directeur général de l’Office du Niger Abdel Karim Konaté. Quant au second contrat, il a été signé entre le président de la Commission de l’Uemoa et le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et le directeur général de l’Agetier, Zana Coulibaly, en tant que maître d’ouvrage délégué.

Rappelons que c’est par décret que l’État malien a autorisé l’attribution de parcelles de Kandiourou et de Touraba totalisant 11.288 hectares en zone Office du Niger, sous forme de bail emphytéotique d’une durée de 50 ans renouvelables. Cela est précisé par une convention d’attribution et d’exploitation des terres de l’Office du Niger, signée entre la République du Mali et l’Uemoa, le 24 avril 2008. Afin de se conformer aux textes, les deux parties ont convenu d’établir et signer un bail emphytéotique.

Le second volet de cette cérémonie concernait la signature de l’accord de rétrocession au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou à Bamako. Elle porte sur un montant global de 300 millions de Fcfa et s’inscrit dans la dynamique de développement de la filière bétail-viande, l’une des cinq filières agricoles prioritaires de l’Uemoa.

Spécifiquement, il est question dans le cadre de cette convention de la réhabilitation du bâtiment et du renforcement des équipements de saignée, d’abattage, d’habillage et de découpe de l’abattoir, du renforcement de la chambre froide de l’abattoir de Sabalibougou et l’installation de nouvelles chambres froides dans les marchés de Niamakoro et de Kalaban Coura y compris l’achat d’un camion frigorifique et la connexion au réseau d’eau potable.

Il s’agira aussi de la construction de bureaux, de vestiaires et de toilettes pour le service d’inspection vétérinaire, de la construction de vestiaires et de toilettes pour le personnel d’abattage et la construction d’un box d’inspection avec lave-mains à pédale stérilisation, tables, chaises et armoires pour les inspecteurs vétérinaires.

Le ministre Mahmoud Ould Mohamed (c) a salué la signature de ces conventions

Le président de la Commission de l’Uemoa a expliqué que, dans la perspective de relancer et d’achever les activités du projet, l’Uemoa vient de lancer une étude visant à actualiser le dossier du projet, notamment la consistance et le coût des travaux restants à réaliser. «Ainsi, avec cette évolution, nous pouvons affirmer que le projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger dans le cadre de l’Uemoa entre dans une nouvelle phase tout en restant fidèle à son objectif initial de contribution à la sécurité alimentaire et de renforcement de l’intégration régionale», a-t-il soutenu.

En ce qui concerne, la convention relative à l’Abattoir de Sabalibougou, Abdallah Bouréima dira qu’en décidant d’apporter cet appui, la Commission de l’Uemoa a voulu accompagner le Mali dans ses efforts pour un meilleur respect des règles d’hygiène et des normes sanitaires. Elle contribue à la protection de la santé publique et à l’augmentation de la valeur ajoutée des viandes commercialisées dans le pays.

Concernant l’accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’abattoir de Sabalibougou, le chef du département a reconnu que c’est une infrastructure de type régional améliorée. «Elle a atteint, aujourd’hui, des records d’abattage de 200 bovins par jour. Ce rythme d’abattage a soumis à rude épreuve les équipements et a créé une situation sanitaire peu reluisante à cause de l’absence d’eau potable, de vestiaires, de toilettes», a expliqué le ministre Ould Mohamed.

Et de reconnaître que sa mise à niveau sur le plan hygiénique, la réhabilitation de son outil de production et le renforcement de ses capacités de production et de transport de viande étaient devenus une nécessité.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche a félicité la Commission de l’Uemoa pour l’aboutissement de cet important projet qui, selon lui, s’inscrit parfaitement dans le processus d’intégration de notre espace tout en contribuant à la sécurité alimentaire des populations.

Amadou GUÉGUÉRÉ

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