Coupe du Mali : DJOLIBA-USC KITA, LE TICKET DU DERNIER CARRÉ EN JEU

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Rouges et Kitois se disputeront le dernier ticket des demi-finales. Le vainqueur rejoindra le Stade malien, le COB et les néophytes de l’AFE qui se sont qualifiés la semaine dernière
Il faut attendre dimanche 2 septembre pour connaître le nom des quatre demi-finalistes de la coupe du Mali. Le dernier quart de finale mettra aux prises le Djoliba et l’USC Kita. Eliminé de la coupe de la Confédération, le Djoliba joue sa saison face aux Kitois, lors de cette confrontation. En effet, Dame coupe est la seule compétition nation ale cette saison et seuls les deux finalistes représenteront le Mali sur l’échiquier continental, lors de la saison 2018-2019.
Si, les Rouges souhaitent revenir dans l’une des deux compétitions africaines des clubs, ils n’auront d’autre choix que de s’imposer devant l’USC Kita et atteindre au moins la finale de la Coupe du Mali. Les joueurs de la capitale de l’Arachide ambitionnent, eux de s’offrir leur premier ticket africain. Tous les ingrédients sont donc réunis pour qu’on assiste à une belle empoignade entre les deux protagonistes.
Les trois autres demi-finalistes sont déjà connus. Il s’agit du Stade malien, du COB et de l’AFE qui se sont qualifiés, en écartant, respectivement l’ASOM (3-0), le CSK (2-1 après prolongations) et le CSD (1-0). Le match Stade malien-ASOM a été âprement disputé. Le Stade malien sonne la première alerte avec ce tir de l’avant centre, Mamadou Coulibaly qui sera capté en deux temps par le gardien de l’ASOM, Modibo Doumbia (9è min).
La réplique des joueurs de Missira ne se fait pas attendre longtemps. L’ailier droit, Oumar Traoré pénètre dans la surface stadiste avant de servir en retrait Aliou Cissé qui expédie le cuir sur le poteau de Soumaïla Diakité, battu sur le coup (11è min). Les deux équipes  pratiquent un football jeu direct et répondent du tac au tac. Peu après l’heure, l’ailier stadiste, Gaoussou Keïta, réalise un bon travail sur le côté gauche avant de tirer à côté (36è min). Juste avant la pause, le Stade malien débloque le tableau d’affichage au milieu de terrain, Drissa Traoré «Essein», dont le tir lointain fait mouche (1-0, 45è min). Blessés dans leur orgueil, les joueurs d’Ousmane Guindo tentent de revenir au score, mais ce sont les Stadistes qui se montrent dangereux. A la 51è minute, l’arrière droit stadiste, Issiaka Samaké centre au point de penalty pour Mamadou Coulibaly qui contrôle le cuir avant de se louper. Quelques minutes plus tard, Moussa Koné se présente seul devant le gardien adverse, mais perd son duel avec son vis-à-vis (59è min).
Peu après l’heure de jeu, l’ASOM se signale à travers Mohamed Ouattara dont le tir survole la barre transversale du gardien, Soumaïla Diakité (61è min). Dans la foulée, le Stade malien double la mise  par l’intermédiaire de Mamadou Coulibaly. Lancé en contre par Moussa Koné «Koffi», l’attaquant déclenche un tir puissant qui termine sa course au fond des filets après heurté la barre transversale (2-0, 64è min). Le break est fait. Le match baisse en intensité. Les Olympiens de Missira semblent résignés. A une minute de la fin de la partie, l’attaquant Bana Diawara, entré en cours de jeu, marque le troisième but stadiste, après un service de Gaoussou Keïta (89è min).
«Nous avons fait un bon match. Marquer trois buts contre une équipe, comme l’ASOM est une performance qui mérite d’être soulignée», a commenté le nouvel entraîneur du Stade malien, Nouhoum Diané. «La première période a été difficile, nous nous attendions à cela, parce que c’est un match de coupe. Nous savions que l’adversaire allait tout faire pour gagner. Dans l’ensemble, je suis satisfait de ce résultat. Cette rencontre doit nous servir dans la préparation des matches à venir», a ajouté le technicien.
Du côté de l’ASOM, l’entraîneur Ousmane Guindo dira qu’il n’a rien à reprocher à ses joueurs, tout en avouant que l’équipe a manqué de concentration devant les buts. «Avec un peu de concentration devant les buts, je pense qu’on pouvait créer la surprise aujourd’hui. Nous avons obtenu des occasions franches que nous n’avons pas pu les concrétiser», analysera le technicien.
Ladji M. DIABY
 
Dimanche 26 août au stade Modibo Keïta
ASOM-Stade malien : 0-3
Buts de Drisssa Traoré (45è min), Mamadou Coulibaly (64è min), Bana Diawara (89è min).
Arbitrage de Boubou Traoré assisté de Nouhoum Bamba et Modibo Samaké.
ASOM : Modibo Doumbia, Barou Sanogo, Cheick M. Cissé, Abdramane Diakité, Lassine Sangaré, Fodé Kouyaté (cap), Mohamed Ouattara (Oumar Doucouré, 79è min), Aliou Cissé (Moussa Traoré, 57è min), Oumar Traoré, Seydou Sangaré (Modibo Tamboura, 56è min), Nama Keïta.
Entraîneur : Ousmane Guindo.
Stade malien : Soumaïla Diakité (cap), Oumar Koné, Fodé L. Keïta, Mohamed Ebachir Diallo, Issiaka Samaké, Drissa Traoré, Mohamadou Fofana, Sadio Kanouté (Mamadki Diané, 88è min), Gaoussou Keïta, Moussa Koné (Bana Diawara, 75è min), Mamadou Coulibaly.
Entraîneur : Nouhoum Diané.
 
Crise du football : RETOUR A LA CASE DÉPART ?
Les acteurs du football national ou plutôt le Comité de normalisation (CONOR) de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) et le Collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM) se retrouveront donc devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), le 27 septembre. L’annonce a été faite samedi dernier par la présidente du CONOR Daou Fatoumata Guindo, lors d’une rencontre avec la presse.
Le différend concerne l’Assemblée générale extraordinaire que le comité exécutif de la FEMAFOOT a organisée le 29 novembre 2016, à Sikasso. Pour le comité exécutif (CE), alors dirigé par Boubacar Baba Diarra, l’Assemblée générale extraordinaire a été organisée en application de la sentence du TAS du 4 octobre 2016, dont un des points ordonnait à la FEMAFOOT l’organisation d’une «Assemblée générale, en respectant ses propres statuts et règlements …. au plus tard le 30 novembre 2016», avec «la liste des membres convoqués à l’Assemblée générale du 10 janvier 2015». Dès la convocation de la rencontre, les responsables du CLCM avaient martelé qu’elle était illégale et ne répondait en rien à l’application de la sentence du TAS. Ainsi, en décembre 2016, ils introduiront un appel au niveau du TAS, demandant l’invalidation pure et simple de l’Assemblée extraordinaire de Sikasso.
La plainte a été suspendue une première fois en avril 2017, quand le Gouvernement malien décida de faire la médiation entre les deux parties en conflit, à savoir le CE de la FEMAFOOT et le CLCM. La suspension sera prolongée quelques mois plus tard, suite à  la décision de la FIFA de mettre en place un Comité de normalisation à la tête du football national (10 janvier 2018, ndlr). Le TAS estimant que la procédure a duré, a saisi, il y a quelques semaines, les Appelants pour leur demander s’ils souhaitent continuer la procédure ou l’abandonner carrément. «Quand nous avons reçu la correspondance du TAS, nous avons saisi le CONOR pour que nous puissions nous rencontrer et discuter pour trouver ensemble une solution et solder cette affaire. Mais, le CONOR n’a jamais voulu réagir. Nous avons ainsi indiqué au TAS que nous souhaitons continuer avec la procédure», a confié un responsable du CLCM qui a requis l’anonymat.
Notre interlocuteur estime que le dossier au TAS permettra au CONOR de désigner les membres légitimes à l’Assemblée générale élective de la FEMAFOOT. «Le CONOR est en train de résoudre les problèmes des ligues, mais les problèmes des clubs restent pendants. Dans la situation actuelle, nous ne savons pas quels sont les clubs de première Division et qui sont les clubs champions des ligues», a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : «Aujourd’hui, en dehors d’un document juridique, le CONOR n’a aucun moyen de désigner les membres légitimes à l’Assemblée générale élective de la Fédération malienne de football. J’estime qu’avec une sentence du TAS qui va nous ramener au collège du 10 janvier 2015, le problème sera juridiquement résolu». Si le TAS donne raison au CLCM, ce sera le retour à la case départ, puisque le CONOR sera dans l’obligation de convoquer une Assemblée générale élective «sur base de la liste des membres convoqués à l’Assemblée générale du 10 janvier 2015». Mais si la juridiction de Lausanne prend une décision contraire, le CONOR pourra définir en toute responsabilité le collège électoral.
«Nous ne sommes pas maîtres de la procédure, nous sommes obligés de la suivre. Une audience est prévue pour le 27 septembre, attendons cette date, après on verra la suite de la procédure», a déclaré Me Youssouf Diallo, membre du CONOR. Le comité a déjà constitué un avocat pour défendre les intérêts de la fédération, a précisé Me Youssouf Diallo.
L. M. D.

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