Coupe du monde 2018 : FRANCE-BELGIQUE, UNE FINALE AVANT LA LETTRE

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Les Bleus visent une troisième finales, après celles de 1998 et 2006, alors que les Diables rouges ambitionnent de participer au bouquet final du Mondial pour la première fois de leur histoire. Une belle empoignade, en perspective !
On connaîtra, ce soir, le nom de la première nation qualifiée pour la finale de la 21è édition de la Coupe du monde, Russie 2018. Ce sera, soit la France, soit la Belgique. Cette première demi-finale du Mondial entre Français et Belges a une fière allure de finale avant la lettre, du moins sur le papier. Certes, les Bleus et les Diables rouges ne faisaient pas partis des favoris de la compétition et peu de gens s’attendaient à les voir dans le dernier carré.
Mais dès le premier tour, la France et la Belgique ont affiché leurs ambitions et marqué leur territoire, en terminant, chacune en tête de leur groupe respectif. Les Diables rouges seront même, avec la Celeste uruguayenne et la Vetreni croate, les seules sélections à faire carton plein (trois victoires, en autant de rencontres). Pendant ce temps, le champion du monde en titre, l’Allemagne se montrait incapable de relever la tête dans son groupe (F) et disparaissait du Mondial, dès le premier tour. En huitièmes de finale, la France s’est chargée de renvoyer à la maison un autre favori, l’Argentine de Léo Messi (4-2, au terme de l’un des matches les plus spectaculaires de la compétition), alors que la Belgique se frayera le chemin des quarts de finale, en écartant difficilement les Sumaraï Bleus du Japon (3-2).
Si les Belges ont tremblé jusqu’au bout, face au Brésil en quarts de finale (2-1), les Français eux, n’ont rencontré aucun problème contre l’Uruguay, défait 2-0, au terme d’une partie parfaitement maîtrisée. Jusque-là donc, les Bleus et les Diables sont invaincus et les deux sélections aborderont cette première demi-finale avec le même objectif : prolonger la série et se qualifier pour la grande finale du 15 juillet. C’est difficile de désigner un favori pour cette confrontation, tant les deux pays ont impressionné par la qualité de leur football. D’un côté, il a la France dont la force est sa polyvalence, c’est-à-dire sa capacité à s’adapter au jeu de l’adversaire et de l’autre, la Belgique et sa pléiade de stars. Depuis quelques années, les Français ont développé cette faculté à s’adapter au défi proposé, ce qui est rare et précieux. La composition peut, ainsi, passer d’un 4-3-3 à un 4-2-3-1, d’un jeu basé sur la taille d’un Olivier Giroud ou la vitesse d’un Kylian Mbappé.
La Belgique, elle est arrivée en Russie avec ses certitudes individuelles et au fil des matches, les Diables rouges se découvrent des valeurs collectives dans l’action. Face au Japon et au Brésil, ils sont parvenus à se sublimer, en affichant une grande détermination. Les stars de l’équipe n’en répondent pas moins présent, à commencer par le trio Eden Hazard-Kevin de Bruyne-Romelu Lukaku, sans oublier le gardien Thibaut Courtois. Neuf Belges se sont partagé les 14 buts de la meilleure attaque de la Coupe du monde, avant le dernier carré et la a profondeur qualitative du banc s’est illustrée lors des cinq sorties de l’équipe, avec la complicité intuitive du sélectionneur, Roberto Martinez.
Le technicien belge a aussi remporté ses cinq matches, tactiquement et à travers la gestion de son groupe. Tous les ingrédients semblent donc réunis pour qu’on assiste à une belle empoignade, ce soir au stade Saint-Pétersbourg. Le vainqueur du duel affrontera, soit la Croatie, soit l’Angleterre qui s’affrontent, demain dans la deuxième demi-finale. Pour mémoire, la Belgique et la Croatie n’ont jamais réussi à atteindre une finale de Coupe du monde, depuis le lancement de la compétition en 1930. En revanche, la France et l’Angleterre sont à la conquête de leur deuxième couronne, puisque les Three Lions (surnom de la sélection anglaise, ndlr) et les Bleus (surnom de l’équipe française, ndlr) ont été sacrées, respectivement en 1966 et 1998.
Souleymane B. TOUNKARA

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