Cours de vacances : Un atout pour les élèves

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                                   Plusieurs élèves sont interessés par ces cours de rattrapage
Pendant les grandes vacances à Bamako, certains établissements scolaires, publics ou privés, organisent des cours de vacances, afin de corriger les lacunes de l’année précédente et de former les enfants pour la prochaine rentrée scolaire. En effet, l’école demande l’effort, l’implication et le dévouement de tous : enseignants, élèves et parents d’élèves.
Dans la matinée du vendredi dernier, notre équipe de reportage s’est rendue dans une école privée à Niaréla. A l’entrée de l’école, on a été surpris de voir les salles de classes remplies d’élèves, la direction au complet. Kêh Diarra, promoteur de l’école, explique qu’il y a de cela 3 ans, son établissement organise des cours de vacances, généralement en mi-août, mi-septembre, du lundi au vendredi, et de 8 heures à 12 heures.
D’après M. Diarra, toutes les classes sont concernées, de la 1ère à la 9ème année. Les effectifs vont de 30 à 40 élèves par classe. Les cours sont payants, à raison de 3000 Fcfa par élève pour ne pas être trop exigeant. Mais pour les élèves de 8e qui se préparent pour la 9e année, à la reprise, c’est gratuit vue qu’ils préparent le Diplôme d’études fondamentales (DEF).
«Les temps sont difficiles, mais ces prix sont à la portée de tous», a soutenu le promoteur Diarra, ajoutant que les cours étaient organisés uniquement pour les élèves de l’établissement, mais à la demande des parents d’élèves, c’est devenu un peu général. «Les cours sont dispensés aux apprenants, afin d’appuyer ceux qui sont en retard sur les autres, rehausser leur niveau et les préparer pour l’année à venir», précise-t-il.

Le directeur soutient que les élèves ne sont pas les seuls bénéficiaires. Les maîtres, aussi, en tirent profit, notamment en termes de retombées financières. Il a ajouté que lors des inscriptions, l’établissement est saturé dès le premier jour. C’est avec l’aide de son maître que l’élève s’améliore. C’est la principale raison de cette initiative de cours de vacances, selon Oumar Djiré, professeur de français, en charge de la 9eme année. Ces cours permettent aux élèves de comprendre ce qu’ils n’avaient pas saisi dans les classes précédentes, en dépit des explications des maîtres et de corriger leurs faiblesses.
«Pour les élèves en classes préparatoires, c’est l’occasion d’anticiper sur le programme de la 9e année, afin de mieux préparer le DEF», explique Oumar Djiré, professeur de français. Il a indiqué que les cours de vacances ne sont pas seulement basés sur les notions des classes antérieures. Mais, surtout sur les notions au programme des futures classes. D’après lui, c’est ce qui fait l’importance des cours de vacances. Il a ajouté qu’au lieu d’aider ses enfants à tricher, il est mieux de les aider à voler de leurs propres ailes.

Oumar Djiré lance un appel aux autorités, promoteurs d’écoles et parents d’élèves de faire tout pour associer à cette initiative toutes les écoles pour que tous les enfants puissent en bénéficier. Malamine Dembélé, élève de la 9e, habite à Niaréla, près du grand pont ajoute : «Nous venons apprendre durant les vacances pour enrichir nos connaissances. J’invité tous mes camarades de classe à venir s’instruire pendant les congés pour ne pas perdre leur temps dans des choses sans importance», dit-il. Selon lui, ses parents le soutiennent et l’encouragent à bien travailler à l’école.
Véronique Traoré, élève de la 7ème année à Siracoro Méguétana, confie que chaque vacance, elle participe aux cours pour améliorer ses connaissances afin d’affronter la classe supérieure. Simone Traoré, mère de quatre enfants, affirme que les cours, pendant les grandes vacances, permettent aux enfants de découvrir de nouvelles expériences et les préparent pour la classe suivante.
Par contre, ce n’est pas tout le monde qui a cette chance d’inscrire ses enfants aux cours de vacances. Une maman, Mme Sow Aminata Bah, qui réside à Missabougou, le confirme: «Mes enfants ne participent pas aux cours de vacances, car nous n’avons pas de moyen pour payer. C’est trop cher pour nous. Je demande aux autorités de faire en sorte que tous les enfants, pauvres ou riches puissent bénéficier de ces cours».

Fatoumata TRAORE
Stagiaire

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