Couverture en réseau mobile des zones non couvertes : L’AGEFAU intensifiera ses actions en 2020

0
287

L’Agence de gestion du fonds d’accès universel (AGEFAU) a tenu hier la quatrième session de son conseil d’administration. La rencontre était présidée par la ministre de l’Économie numérique et de la Prospective, Mme Kamissa Camara en présence du directeur général de l’Agefau, Souhahébou Coulibaly.
Cette session intervient au moment où l’Agefau renforce la vulgarisation des centres d’accès universel et l’extension de la couverture téléphonique, dont les phases précédentes ont rencontré un succès auprès des bénéficiaires.
Étaient donc soumis à l’appréciation des administrateurs, les états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2018 et le rapport du commissaire aux comptes sur le même exercice. Les administrateurs devraient aussi se pencher sur les comptes de gestion 2018, le projet de rapport de gestion 2019 ; le projet de programme d’activités 2020 ; le projet de budget 2020 ; l’organigramme 2017 révisé et les défis auxquelles l’agence fait face.
Sur le plan financier, les recettes mobilisées en 2019 se chiffrent à 23,450 milliards de Fcfa contre une prévision de 21,813 milliards de Fcfa soit un taux de réalisation de 108%.
Au cours de la même période, les dépenses quant à elles se sont élevées à 6,417 milliards de Fcfa contre une prévision de 21,813 milliards de Fcfa soit un taux d’exécution de 29%. Les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 1,907 milliard de Fcfa contre une prévision de 3,261 milliards de Fcfa pour un taux d’exécution de 58%. Kamissa Camara a précisé que le niveau du taux d’exécution financier résulte de la nature des activités de l’agence dans les zones rurales difficiles d’accès et exposées à la situation sécuritaire précaire du pays.
Parlant des réalisations, elle a indiqué que l’année 2019 a vu l’aboutissement du projet pilote des centres d’accès universel aux TIC avec la réalisation de la quasi-totalité des infrastructures programmées. C’est ainsi que les localités de Koulikoro, Sikasso et Ségou ont été dotées de centres.
Ces réalisations, a souligné la ministre de l’Économie numérique et de la Prospective, ont contribué de façon significative à réduire le fossé numérique pour ces bénéficiaires. Des dizaines de localités non connectées au réseau téléphonique sont désormais couvertes grâce aux actions entreprises par l’agence.
Kamissa Camara a révélé ensuite que le budget prévisionnel 2020 a été arrêté en recettes et en dépenses à 20,759 milliards de Fcfa contre 23,450 milliards de Fcfa soit une diminution de 5%.
Ce budget devra permettre à l’agence de mettre en œuvre son programme d’activités pour l’année 2020, élaboré conformément aux objectifs de la nouvelle stratégie nationale de promotion du service et de l’accès universel aux télécommunications et aux TIC au Mali.
Le programme d’activités de cette année prévoit le renforcement des capacités opérationnelles et managériales de l’Agefau à travers l’acquisition d’outils de travail performants ; l’extension de la couverture téléphonique vers plus de localités ; la poursuite de l’implantation de centres d’accès universel aux TIC ; la mise en place des cases wifi. «Ces activités s’inscrivent dans la dynamique de la consolidation des acquis de l’année précédente. Dans cette optique, il s’agira de poursuivre de façon diligente, la mise en place des projets de connectivité rurale et la consolidation des autres investissements à travers la réalisation ou la duplication des centres d’accès universel de seconde génération», a indiqué Kamissa Camara. Et de préciser que, pour les localités confrontées à un déficit en termes de couverture téléphonique, l’Agefau intensifiera ses actions pour atteindre la couverture en réseau mobile des zones non couvertes par la mise en place des dispositifs techniques permettant d’assurer les services voix et Internet, notamment dans les agglomérations à forte densité humaine.
Ces actions permettront de combattre «l’analphabétisme informatique» dès le bas-âge, et de favoriser la formation à distance grâce à l’accès aux contenus pédagogiques numériques pour les élèves et les enseignants. Ce qui réduira considérablement les charges en termes d’investissements en infrastructures pédagogiques.

Aminata Dindi
SISSOKO

Laisser une réponse