Covid-19 au Mali : L’efficacité du leadership des femmes

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La pandémie de Covid-19 a généré une crise sanitaire, humanitaire et de développement sans précédent à travers le monde mais a également révélé l’efficacité du leadership des femmes, selon la Vice-Secrétaire générale des Nations-Unies, Amina Mohammed, lorsqu’elle s’exprimait, mardi dernier, devant les participantes d’une réunion virtuelle ‘Women Rise for All’, rassemblant des femmes influentes de différentes régions, secteurs et générations.

L’objectif de cette séance était d’examiner comment leur leadership façonne la réponse à la pandémie et un relèvement qui profite à tous. En effet, la Vice-Secrétaire générale a fait savoir qu’au cours des derniers mois, les gens du monde entier ont pu voir ce que beaucoup d’entre nous savaient déjà : le leadership des femmes fait une différence profonde. « Nous voulons façonner la façon dont nous définissons le leadership et nous assurer que nous allons sortir de cette pandémie avec des femmes leaders, en nombre égal et en partenariat égal », a-t-elle insisté. Ajoutant que pays après pays, ils ont pu constater comment les gouvernements dirigés par des femmes sont plus efficaces pour aplanir la courbe et se positionner pour la reprise économique.

Le leadership éprouvé des femmes est apparu comme un « point positif » pendant la pandémie, a renchéri l’une des principales défenseures des droits des femmes et des enfants dans le monde, Graça Machel, dans son discours d’ouverture. Ancienne ministre au Mozambique, elle pense que ce n’est pas un hasard si des pays avec des femmes dirigeantes comme la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, la Finlande et Taïwan ont relativement bien réussi à repousser le nouveau coronavirus mortel.

« Cette crise a mis en lumière une vérité indéniable : le leadership des femmes est essentiel pour recréer efficacement un monde… qui soit plus centré sur l’être humain, plus égalitaire ; un monde dans lequel la justice sociale est l’objectif », a-t-elle soutenu.

Pour Graça Machel, la pandémie doit également conduire à un réexamen des systèmes de valeurs dominants car le monde ne peut pas revenir à ce qu’il était avant la crise. « Nous devons vivre sur une planète où le matérialisme, la cupidité, les inégalités ne divisent plus la famille humaine », a-t-elle lancé.

Le mouvement « Women Rise for All » a été lancé sur les réseaux sociaux en avril pour soutenir l’appel du Secrétaire général des Nations Unies à la solidarité et à une action urgente pendant la pandémie. Il y a plus de 12,9 millions de cas de Covid-19 dans le monde et plus de 560.000 décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

S. SIDIBÉ

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