Culture, artisanat et tourisme : Impulser un nouvel élan par une vision concertée

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Les échanges porteront sur les disciplines artisanales, culturelles, touristiques et ludiques

Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme organise une série de séminaires intitulée : «émergence pour une vision concertée des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme ». Elle a débuté le 30 novembre et prendra fin le 30 décembre prochain. La cérémonie de lancement était présidée, vendredi dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par la ministre en charge de la Culture, Mme Kadiatou Konaré, en présence de son collègue de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Ataher, d’anciens ministres de la Culture et des représentants d’organisations internationales.

L’objectif est d’offrir un cadre de réflexion de haut niveau aux acteurs culturels, artisans et professionnels du tourisme sur la place et le rôle des différents secteurs d’activité, de faire l’état des lieux, de diagnostiquer les problèmes et de faire des recommandations pour leur émergence.

Les échanges porteront sur les disciplines artistiques, culturelles, touristiques et ludiques, notamment le cinéma, le théâtre, l’hôtellerie et la restauration, la photographie, les langues nationales, la musique, le livre, la danse, la mode et le design. Les arts plastiques, le patrimoine culturel national, l’artisanat, le voyage et les loisirs y figurent aussi. Ces débats intègrent la mise en œuvre d’une vision globale pour la promotion et le développement du secteur de la culture, de l’artisanat et du tourisme

La ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a rendu hommage à nos aïeux pour avoir fait de nous les dépositaires d’un patrimoine culturel vivace. Elle a témoigné de sa satisfaction de voir regrouper les trois secteurs. Selon Mme Kadiatou Konaré, «notre patrimoine millénaire est façonné par notre riche histoire, ancrée en chacun de nous. L’orientation que nous donnons à notre mission, en droite ligne de la lettre de cadrage du président de la Transition et du Premier ministre est de créer toutes les conditions d’une réforme en profondeur de ces trois secteurs du département». Le but de cette vision est d’installer la symbiose parfaite entre la culture, l’artisanat et le tourisme.

Pour la ministre, il est clair que le Mali est un pays de grandes valeurs, de grandes vertus, de paix, de tolérance, de sens du dialogue, d’hospitalité, la fameuse «Jatigiya» et de la solidarité. « Malgré notre diversité ethnique, nous restons Maliens parce que nous avons su transcender cette particularité», a-t-elle dit, avant de soutenir que notre pays a réussi l’intégration.
La ministre en charge de la Culture a invité les participants à débattre librement des réalités de ces différents secteurs.

Les défis et enjeux sont énormes en cette période difficile marquée par l’insécurité, le chômage des jeunes, la démocratisation des technologies de l’information et de la communication et la Covid-19 qui perturbe l’équilibre mondial. Elle a émis le vœu de voir créer à l’issue de cet atelier un fonds d’aide aux artisans et aux acteurs de la culture ainsi qu’aux professionnels du tourisme et un mécanisme d’assistance des couches les plus vulnérables et la réhabilitation de nos espaces culturels.
La cérémonie a été égayée par les notes suaves de l’Ensemble instrumental national.

Amadou SOW

 

ÉVOLUTION, ENJEUX ET PERSPECTIVES DE LA MUSIQUE MALIENNE

«La musique au Mali : évolution, enjeux et perspectives», était le thème d’un séminaire organisé du 30 novembre au 1er décembre 2020 par le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. L’objectif majeur de ce séminaire était de créer une réflexion autour de la musique sur les enjeux et perspectives. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Kadiatou Konaré, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. La rencontre a aussi enregistré la présence des sommités de la musique malienne, Cheick Tidiane Seck parrain de l’événement ainsi que Mme Mah Kouyaté, la marraine et Massambou Welé Diallo.

« La musique est une industrie majeure de l’industrie culturelle », a commenté Mme Kadiatou Konaré avant de rappeler la place de la musique au sein de notre société. Depuis la nuit des temps, la musique est un hymne tendre et nostalgique de notre histoire, de notre culture et de notre humanisme. Pour la ministre en charge de la Culture, la musique est la traduction de l’état d’âme, des aspirations des différentes ethnies de notre pays. «Notre Mali est née le 22 septembre 1960 avec la musique de feu Bazoumana Sissoko «Mali ba kèra aw ta ye». Qui mieux qu’un griot-musicien, dépositaire de notre patrimoine culturel pour célébrer cette indépendance. C’est le lieu de rendre hommage à tous ces hommes et femmes musiciens chantres de l’indépendance et de la liberté », a déclaré Mme Kadiatou Konaré.

La ministre a saisi l’occasion pour réaffirmer l’engagement de l’état à accompagner le secteur de la culture, de l’artisanat et du tourisme en vue d’engager une politique de protection, de sauvegarde et de valorisation de son riche patrimoine culturel. Toute chose qui va encourager la création des formations, d’orchestres nationaux, régionaux et locaux.

Par ailleurs, Mme Kadiatou Konaré a affirmé que la musique et les autres activités culturelles accusent une moyenne de 41% pour la constitution du produit intérieur brut (PIB) contre 17, 40% pour le secondaire qui comprend les mines, les transports, le secteur manufacturier de 1996 à 2000. L’Observatoire de l’emploi a estimé que plus de 7.000 personnes sont déclarées musiciens avec un chiffre d’affaires de 66 milliards de Fcfa en 2004. C’est fort de tous ces atouts que le département attire l’attention des participants sur la pertinence des enjeux et perspectives de la musique malienne.

A. S.

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