Développement social : Validation de l’avant-projet de loi relative a la protection et l’assistance aux personnes deplacées

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                                                             Une vue des participants à l’atelier
Le ministère de la Solidarité et de Lutte contre la pauvreté, à travers la direction nationale du développement social et en collaboration avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), a organisé hier dans un hôtel de la place l’atelier de validation de la monture de l’avant-projet de loi relative à la protection et à l’assistance aux personnes déplacées dans notre pays. La cérémonie d’ouverture de la rencontre était co-présidée par le représentant du ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Abdoulaye Maïga et la représentante du UNHCR dans notre pays, Angèle Djohossan.
Cet atelier avait pour objet de renforcer le cadre juridique national par le développement d’une législation nationale sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées dans notre pays conformément aux obligations de mise en œuvre de la Convention de Kampala entrée en vigueur le 6 décembre 2012. Au cours des travaux, les participants ont examiné l’avant-projet de loi nationale sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes, avant de procéder à sa validation.
Dans son discours d’ouverture, Angèle Djohossan a précisé que notre pays deviendrait bientôt l’un des premiers pays africains à adopter une loi nationale sur la protection et l’assistance aux déplacés internes. «Au regard de la situation actuelle qui a vu une augmentation du nombre de personnes déplacées internes, il ne fait aucun doute que ce projet de loi nationale est urgemment requis en vue du renforcement du cadre juridique et normatif pour la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes », a-t-elle souligné, ajoutant que le gouvernement peut compter sur l’engagement sans faille de l’UNHCR à faire de la Convention de Kampala une réalité dans notre pays.
Pour sa part, le représentant du ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté a affirmé que le Mali compte aujourd’hui plus de 170.000 personnes déplacées internes. Selon lui, il est important que le plan d’actions et les stratégies qui découleront la Convention de Kampala tiennent compte des récents développements au niveau continental, notamment la position africaine comme sur l’efficacité humanitaire en Afrique adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement en janvier 2016. Cette position reconnaît le rôle et la responsabilité première des Etats dans la protection et l’assistance aux populations déplacées. Abdoulaye Maïga dira qu’il est urgent pour les acteurs d’examiner courageusement cette situation préoccupante afin de trouver les voies et moyens pour étendre l’application de la Convention de Kampala et renforcer sa légitimité dans le corpus juridique du Mali.
Siné S. TRAORE

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