Dialogue politique inclusif : La majorité présidentielle peaufine sa participation

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«Préparatifs du Dialogue politique inclusif ». Tel était le thème central des 4è assises de l’Alliance « Ensemble Pour le Mali » (EPM), tenues le week-end dernier dans un hôtel de la place. L’ouverture de la rencontre qui était présidée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est déroulée en présence du président de l’Alliance EPM Dr Bocari Tréta, de certains membres du gouvernement et de plusieurs autres responsables de partis politiques.
Plus spécifiquement, la rencontre a permis aux participants d’échanger sur plusieurs points : la révision de la Constitution du 25 février 1992 ; l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger ; la loi électorale ; la corruption, l’enrichissement illicite et la délinquance financière.
Il faut noter que l’objectif de ces 4è assises était de préparer la tenue prochaine du Dialogue politique inclusif en vue de dégager une vision partagée et d’harmoniser les points de vue sur les questions essentielles. Dans une brève présentation, le président du comité scientifique a rappelé que ces assises sont la suite logique des 3è tenues à l’ex-Crès de Badalabougou, qui avaient comme objectif d’examiner les voies et moyens de faire en sorte que le Dialogue politique inclusif soit une réussite totale.
Intervenant à son tour, le président de EPM a souligné que l’initiative de tenir cette réunion a été fortement soutenue par le président de la République et le Premier ministre. En cela, Dr Bocari Tréta a salué les autorités pour l’espoir qu’elles fondent sur l’Alliance EPM et sur sa capacité de portage politique de l’initiative du Dialogue politique inclusif.

Il a ensuite informé que les avant-projets des termes de référence du Dialogue politique inclusif ont été rendus disponibles par les facilitateurs du Triumvirat et l’équipe chargée de l’organisation. Et le président de l’Alliance EPM d’annoncer qu’au sein de son regroupement, des dispositions ont été prises pour la multiplication et la distribution de ces documents afin qu’ils soient mis à la portée de chacun des partis politiques. « Nous estimons que ces termes de références doivent faire l’objet d’appropriation approfondie par nos partis, nos cadres, en vue de l’atelier de validation, dont la date de convocation va être communiquée très prochainement », a déclaré Dr Tréta qui a ajouté que plusieurs rencontres auront lieu dans les semaines à venir. Il s’agira d’abord, a-t-il détaillé, d’une rencontre entre les partis signataires de l’Accord politique de gouvernance, suivie d’une autre entre le président de la République et sa majorité. Sur la même lancée, Dr Bocari Tréta a mentionné également la possibilité d’une rencontre entre toutes les autres composantes du paysage politique de notre pays avant le démarrage des travaux de l’atelier de validation des termes de référence.
Le Premier ministre a d’abord salué la direction de l’Alliance EPM ainsi que les partis membres. Selon lui, ces partis méritent leur encouragement dans la construction d’un regroupement qui sera encore plus fort et plus solidaire. Dr Boubou Cissé a ensuite affirmé qu’un regroupement comme EPM a besoin de se préparer à une échéance aussi importante que le dialogue politique.

A ce titre, il rappellera que le Dialogue politique inclusif est la première prescription de l’Accord politique de gouvernance. L’occasion était bonne pour le chef du gouvernement de dire que l’Alliance reste fidèle à son engagement pris le 2 mai dernier, à travers la signature de cet accord, réaffirmant ainsi son soutien au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.
EPM, de l’avis du Premier ministre, en tant qu’expression de la majorité présidentielle doit pouvoir s’illustrer par la qualité de sa contribution au débat politique. « Vous devez être l’exemple de la rigueur dans l’analyse des questions d’importance pour le Mali et de la pertinence de vos propositions de solutions… Si notre projet, c’est le Mali, alors le dialogue est un rendez-vous que nous ne pouvons pas rater», a-t-il énoncé.
Pour le chef du gouvernement, ce dialogue est l’initiative politique la plus importante de notre pays depuis la Conférence nationale de 1991, précisément en raison du contexte dans lequel il est en train de se tenir. Donc, a-t-il soutenu, sa réussite n’est pas une option, mais une obligation pour nous tous. De même, le chef de l’administration malienne a estimé que ce dialogue ne réussira que si sa préparation est rigoureuse, et que si nos concitoyens ont la ferme conviction que c’est désormais notre présent et notre futur qui sont en jeu.

Alou B. DOUMBIA

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