Diversité culturelle : LE PROJET UNESCO/ASDI, UN BON EXEMPLE

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Le secteur cinématographique occupe le rang de 2è employeur après l’agricultu


Dans le cadre de la redynamisation de la Politique culturelle de notre pays, le ministère de la Culture a procédé, hier au Musée national, au lancement du projet UNESCO/ASDI, intitulé : «Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles ».
Financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI), en partenariat avec l’UNESCO, le projet vise à renforcer les capacités des pays bénéficiaires, dont le Mali, pour la production des rapports périodiques quadriennaux sur la mise en œuvre de la Convention de 2005.
La cérémonie était présidée par le ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, en présence du représentant de l’UNESCO au Mali, Hervé Huot Marchand, et de nombreux autres invités.
Le ministre de la Culture a exprimé l’engagement de notre pays dans la mise en œuvre de ce projet d’envergure qui s’inscrit dans le contexte global des actions engagées par le gouvernement et ses partenaires techniques pour le renouveau culturel. Celui-ci a pour but de faciliter la production des rapports périodiques sur la période 2018-2021.
En ratifiant la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le gouvernement s’est engagé à formuler et mettre en œuvre des politiques et mesures, à travers des processus participatifs qui soutiennent l’émergence de secteurs dynamiques culturels et créatifs, respectant les droits de l’Homme, les libertés fondamentales et la promotion de l’égalité du genre dans les industries créatives numériques.
Selon la ministre de la Culture, la mise en œuvre de cette action témoigne tout l’intérêt que notre pays et l’UNESCO accordent à la production des informations relatives aux avancées réalisées et aux problèmes rencontrés dans la mise en œuvre de la Convention de 2005. Elle vient en amont des réunions de consultations multipartites et de collecte de données et informations auprès des acteurs étatiques et de la société civile en vue de l’élaboration du rapport périodique du Mali.
Quant au patron de l’UNESCO, il a exprimé sa satisfaction pour l’initiation de cette action et salué la bonne collaboration entre son institution et le ministère de la Culture. Ce projet est initié en 2018 dans le cadre d’un programme global de renforcement des capacités des Etats membres de la Convention UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il favorisera le renforcement pour la promotion des industries culturelles et créatives au Mali. Selon Hervé Huot Marchand, c’est un secteur porteur qui crée environ 2 millions d’emplois avec une recette de 49 millions de dollars, soit un peu plus de 24,5 milliards de Fcfa (2007) et 300.000 emplois au Nigeria pour le secteur cinématographique qui occupe aujourd’hui le rang de 2è employeur après l’agriculture.
En effet, les Etats qui ont ratifié la convention se sont engagés à collecter et partager, par le biais des rapports périodiques quadriennaux, informations, données statistiques, et bonnes pratiques sur les politiques et mesures qui protègent et promeuvent la diversité des expressions culturelles. C’est ainsi que l’UNESCO, avec le soutien de l’ASDI, a décidé de mettre en place un programme de renforcement des capacités pour la production des rapports périodiques 2018-2021 qui est à sa deuxième phase avec les 16 pays bénéficiaires.
Pour sa mise en œuvre, l’UNESCO met à disposition une expertise dans l’organisation de consultations multipartites et offre des formations sur la collecte des données pour soutenir la coopération interministérielle.
M Hervé Huot Marchand a rappelé les 4 objectifs visés d’ici 2030 pour la collaboration entre son institution, les gouvernements et acteurs civils. Il s’agit de renforcer la gouvernance de la culture, améliorer les conditions de mobilité des artistes, intégrer la culture dans les stratégies de développement durable, et promouvoir les droits humains et libertés fondamentales.
Amadou SOW

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