Doctrines, Cohabitation: PROMOUVOIR LA JUSTICE POUR TOUT HOMME, TOUS LES HOMMES ET TOUS LES PEUPLES

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Dans l’un des passages du Livre saint de l’islam, relatifs aux origines de l’espèce humaine, sont rappelés les principes fondamentaux auxquels référence est faite par les oulémas lorsque viennent à se détériorer les rapports entre individus, groupes ou communautés partageant le même espace vital : « Humains, nous vous avons créés d’un homme et d’une femme pour vous répartir ensuite en nations, et en tribus. Ainsi vous pourrez vous connaître entre vous. Le plus méritant d’entre vous auprès du Tout-Puissant est celui qui le craint le plus… » (49:13). L’évidence de la diversité de l’espèce humaine ainsi posée, renferme aussi les éléments de ses dissensions. L’application par l’homme des principes énoncés ainsi dans les Ecritures aurait donné naissance à un monde idyllique, exempt de préjugés, où les persécutions et exactions n’auraient point eu de place. L’homme cependant ici-bas ne saurait atteindre un tel degré de perfection et sa nature l’incline plutôt à s’écarter de ce qui est connu comme étant la norme.
Le phénomène, loin d’être circonscrit à une entité, caractérise tout groupement humain, sous toutes les latitudes, allant des plus simples différends interpersonnels aux grands conflits entre communautés. Les oulémas rappellent à ce propos dans le chapitre de la cohabitation que chaque être a droit de jouir de la paix, de la considération et de la bonté des Musulmans sans distinctions de religion, de race ou de région, aussi longtemps qu’il n’y a pas d’agression contre l’islam. Pour eux, si les non-musulmans sont en paix avec l’islam ou lui sont indifférents, il ne peut y avoir matière à conflit. Les théologiens soulignent à ce sujet que «si l’islam ne provient pas de convictions intérieures fermes, il ne peut être agréé par le Tout-Puissant, ni ne saurait être de quelque secours qu’il soit pour celui qui en fait la profession».
Selon eux, l’islam étant tout aussi bien un mode de vie qu’un ensemble de pratiques cultuelles et culturelles, ses enseignements s’étendent également aux divers aspects des relations entre communautés. Et tout comme dans les cas de dysfonctionnement dans les rapports entre individus, il est fait appel à ses principes de justice, d’égalité, de droit des êtres humains dans des conflits de plus grande ampleur, lorsqu’il s’agit de restaurer la paix entre communautés appartenant à des courants divers.
Dans ces circonstances, les responsables de ces communautés sont conviés à réfléchir et à agir ensemble, en se rappelant que les prophètes des religions monothéistes ont appelé les croyants à «promouvoir la justice pour tout homme, tous les hommes et pour tous les peuples». Un théologien regrettait à ce sujet que les porte-paroles des grandes religions ont eu jusque-là tendance à défendre les droits et les intérêts de leurs seuls coreligionnaires. Il appelait donc au seuil du nouveau millénaire, à dépasser le stade des rencontres de courtoisie, pour analyser les réalités sociales et les éclairer par la réflexion théologique. Pour sa part, l’islam exhorte ainsi les musulmans dans leurs rapports avec les tenants d’autres croyances:« Ne discutez avec les gens du Livre que d’une manière convenable». (29:46).
A. K. CISSé

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