Douanes : Saisie du basin de contrebande

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Les douaniers ont fait preuve de vigilance lorsqu’ils ont mis la main dans la nuit de lundi à mardi dernier sur un camion bourré comme un œuf d’effets personnels. Généralement rassemblés dans une barrique plastique ou dans des cartons bien emballés, ces effets personnels sont censés être de simples objets sans grande valeur marchande. à ce titre, les droits de douane sont calculés sur la base d’un forfait, et suivant le gabarit du contenant.
Les services de répression ont constaté que ce mode de transport d’effet personnel est infiltré par des contrebandiers professionnels qui transportent des marchandises à forte taxation douanière pour échapper à la rigueur de la réglementation douanière. Quelques semaines après la saisie de basin d’une valeur de plus de 200 millions de Fcfa, les agents des douanes de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako viennent de découvrir 54 pièces de basin de type «Getzner» enfouies dans deux barriques plastiques au fond d’une cargaison d’effets personnels venus d’Europe. Sur le marché local, ces pièces valent au bas mot une vingtaine de millions de nos francs.
à la découverte de cette marchandise importée en contrebande, le chef de la BMI, l’inspecteur des douanes Toumani Diallo a instruit son équipe de conduire le camion au bureau, à Faladiè, pour une fouille approfondie. D’autres surprises attendaient les gabelous qui sont tombés sur une importante quantité de produits pharmaceutiques dont plusieurs boîtes étaient déjà ouvertes. D’autres colis contenaient des bouteilles de liqueur. Ces alcools sont vendus à prix d’or dans les maquis et boîtes de nuit ou encore à de fortunés et consommateurs exigeants.
En dehors des basins, les médicaments et les bouteilles d’alcool, les douaniers ont découvert aussi des produits alimentaires. En l’absence de certificat dûment délivré par les services compétents de notre pays, ces aliments constituent un danger pour la santé de nos populations. «Nous sommes en présence d’un cas emblématique de fraude et de commerce illicite de produits dangereux pour l’Homme», a expliqué l’agent des douanes en charge du dossier.

Ahmadou CISSÉ

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