Droits de l’enfant : Un manuel en trois langues locales

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La réalisation du manuel dans les trois langues locales a été possible grâce au soutien financier de l’Allemagne

Il s’agit d’amener la communauté à s’imprégner des droits de l’enfant et à participer activement à la préservation de ces acquis

Le Manuel d’inculturation des droits de l’enfant dans trois langues locales à savoir : le Bamanakan, le Bomu, et le Donosso (Dogon) a été solennellement lancé, jeudi dernier, au ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille. C’est une initiative de l’ONG Groupe de réflexion, action, droits de l’enfant au Mali (GRADEM), dans le cadre de son projet intitulé : « Promotion d’initiatives citoyennes de développement durable et inculturation des droits de l’enfant dans 86 villages en milieu rural à Koulikoro, Ségou et Mopti, avec une attention particulière sur les filles ».

La cérémonie était présidée par le représentant du ministre en charge de la Promotion de la Femme, Chiaka Magassa, en présence du directeur exécutif du GRADEM, Antoine Akplogan et de l’ambassadeur d’Allemagne dans notre pays, Dr Dietrich Pohl.
L’initiative est le fruit d’une synergie d’actions entre les acteurs étatiques, la société civile et les partenaires techniques et financiers.

Ce manuel se veut une réponse aux maux qui minent la promotion et la défense des droits de l’enfant au Mali. Il est transcrit dans trois langues locales, notamment en Bamanakan, Bomu et Donosso. Cette diversité linguistique permet à nos communautés, les moins averties et les plus intéressées, de s’imprégner de la notion de droit en général, et de participer activement à la promotion et à la défense des droits de l’enfant en particulier.

Ce qui pourrait être un atout pour l’État dans ses efforts de dissémination, et d’appropriation par les citoyens, des différentes conventions de promotion et de protection des droits de l’enfant qu’il a ratifiés.

Selon Chiaka Magassa, le projet cadre parfaitement avec la vision du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a fait de la promotion de la jouissance équitable des droits des enfants et de la participation citoyenne au développement une priorité. Il trouve que cela permet de faire savoir le droit par différents voies et moyens, comme indiqué dans la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Il a aussi rassuré sur la détermination de son département à accompagner GRADEM dans la vulgarisation de ce manuel dans toutes les régions. Il a rendu hommage aux partenaires techniques et financiers, mais aussi les bonnes volontés pour l’expertise remarquable apportée dans ce travail.

Quant au directeur de l’ONG GRADEM, il a expliqué qu’avec ce manuel, son organisation entend promouvoir la compréhension et la connaissance des droits de l’enfant. Il a aussi souligné que des efforts seront axés sur ceux qui jouent un rôle clé dans la création d’un environnement protecteur des droits de l’enfant : parents, familles, autorités traditionnelles, religieuses, politiques et communautés locales. Et d’ajouter que la réalisation du manuel d’inculturation des droits de l’enfant dans trois langues locales a été possible grâce au soutien financier du ministère allemand des Affaires étrangères.

Pour sa part, le diplomate allemand a expliqué que les défis de développement au Mali sont multiples et énormes. Pour lui, le projet dont est issu le manuel essaie de faire une contribution pour deux défis à savoir : l’éducation avec un accent sur les langues locales et le rôle des filles et les droits de l’enfant au sens large.

Dr Dietrich Pohl a rappelé un pan de l’histoire de la coopération germano-malienne. L’Allemagne a été le premier partenaire du Mali indépendant depuis 1960. Et la coopération continue toujours de se raffermir pour relever les défis, a-t-il indiqué.

Amsatou Oumou TRAORÉ

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