École Militaire interarmes du Mali : Les 41ème et 42ème promotions compte 90 officiers

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Nichée entre la colline mythique du « Nianan koulou », où disparut le roi Sosso Soumaoro Kanté en 1235 (bataille de Kirina), et les berges du fleuve Niger, la place d’Armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro (CIBSSK), affichait fière allure vendredi dernier. Cetait, à la faveur de la cérémonie de baptême des 41è et 42è promotion, de l’École militaire interarmes (EMIA).

L’évènement était couplé à la sortie de formation des 48 élèves répartis entre le cycle spécial et celui d’adaptation de l’EMIA. Anisi, la 41è promotion baptisée feu Commandant Karim Niang compte 58 jeunes officiers dont 13 personnels féminins et 09 étrangers (01 ivoirien, 02 Togolais, 04 Gabonais, 01 Guinéen, et 01 Tchadien).

La 42è promotion est forte de 32 élèves officiers d’active(EOA) dont 06 personnels féminins et 15 étrangers venus de 07 pays respectivement (02 du Congo, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Sénégal et 03 du Tchad). Elle porte désormais le lourd héritage du feu général de brigade Mady Macalou (ancien directeur central des services de santé des Armées 2000-2002).
Commandeur de l’ordre national du Mali, il fut distingué de la médaille française de la Défense nationale avec échelon argent.

Feu général Macalou a fait valoir ses droits à la retraite en décembre 2014, avant de décéder trois ans plus tard le 06 août 2017 au Maroc. Pour avoir fait preuve d’excellence, nos compatriotes, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont été classés respectivement major de la 41è et 42è promotions de la prestigieuse école militaire régionale.

Au nombre de 49, les élèves du cycle spécial et celui d’adaptation sont des médecins généralistes et spécialistes. Ils sont aussi issus des pays partenaires du Mali. Ils suivent successivement un cycle académique d’un an et de trois mois d’adaptation.

Photo de famille des sortants avec les officiels

Placée sous la haute présidence du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goita, Chef de l’État, Chef suprême des armées, la cérémonie a enregistré la présence de la hiérarchie militaire malienne. C’était en présence des autorités administratives, traditionnelles et coutumières du Meguetan.

À l’issu de la cérémonie, en sa qualité de Chef de l’État, Chef suprême des armées, le colonel Assimi Goita a indiqué que ces jeunes officiers, en prêtant serment viennent d’entrer dans la grande famille des officiers et cela doit obligatoirement avoir un impact positif sur les théâtres des opérations.

Selon le Chef suprême des armées, les sous-lieutenants constituent la cheville ouvrière des forces armées de défense et de sécurité. En ce sens qu’ils auront en leur charge la vie des hommes et des femmes qui seront placés sous leur commandement, a soutenu le chef de l’État. Pour qui, ils doivent être des officiers de caractères, durs, et engagés pour apporter la sécurité et le bonheur au peuple malien.

« Actuellement, le moral de la troupe est au beau fixe. C’est vrai que la situation n’est pas facile, mais nous sentons une nette progression par rapport aux opérations en cours notamment un certain nombre de succès qui ont été réalisés », a confié le président du CNSP.

En outre, le colonel Assimi Goita a remercié et encouragé les FAMa qui sont actuellement déployées sur le terrain, jour et nuit, et qui sacrifient leur vie au profit de la population malienne. « Nous restons engagés à leur côté et ils bénéficieront toujours de nos soutiens », a assuré le pemier responsable du comité.

En réponse, les deux majors, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont rassuré le chef suprême des armées de la disposition de leurs camarades à défendre la patrie partout où besoin sera. Ce, jusqu’au sacrifice ultime s’il le faut, ont-ils promis.

A TRAORÉ

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