Education : MARCHE DES ENSEIGNANTS GRÉVISTES

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Les manifestants exigent la satisfaction de leurs revendications

« L’école doit être une priorité de tout bon enseignant. La précarité des enseignants. Cela suffit. » Les slogans étaient nombreux hier sur les banderoles et les pancartes lors de la marche pacifique des enseignants des huit syndicats de l’éducation en grève.
Les marcheurs exigeaient la satisfaction totale de leurs 10 points de revendications et la non retenue sur leurs salaires.
Le cortège s’est ébranlé vers 9 heures de la Place « CAN » pour atteindre le monument « Obélisque » avant de terminer son trajet au pied du monument « Kwamé N’Krumah » à Hamdallaye ACI 2000.
Là, le secrétaire général du SYPESCO Adama Fomba, porte-parole des syndicats, a rappelé que lors des négociations tenues au ministère de l’Education nationale autour des 10 points de revendications, le gouvernement a refusé de faire des propositions concrètes sur 3 points de divergence. Il s’agit de l’octroi d’une prime de logement, de la relecture immédiate du décret n° 529/P-RM du 21 juin 2013 portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1,2 et 3 et de l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat. Le syndicaliste a souligné ensuite la détermination des grévistes à poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs doléances.
Les 10 points de revendications des syndicats de l’éducation portent sur l’octroi d’une prime de documentation, de logement, l’adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale en conseil des ministres. Ils réclament aussi la finalisation du processus de régularisation administrative et financière des enseignants sortants de l’Ecole normale supérieure de Bamako (ENSUP-nouvelle formule), au même titre que ceux de l’Ecole nationale des ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT), de l’l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée de Katibougou (IPR-IFRA), de l’École normale d’enseignement technique et professionnel (ENETP) et du Conservatoire des arts et métiers multimédias « Balla Fasséké Kouyaté ». Les grévistes demandent aussi l’application effective et immédiate du décret n° 2016-000/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission, la relecture immédiate du décret n° 529/P-RM du 21 juin 2013 portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1, 2 et 3, l’organisation, sans délai, de l’élection professionnelle du secteur de l’éducation et la création des organes prévus par le décret n° 2018-0067 P-RM du 26 janvier 2018 fixant les modalités d’application du statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. S’ils ne parviennent pas à un accord avec le gouvernement, les grévistes menacent de déclencher un autre débrayage allant du 11 mars au 5 avril 2019.
Des enseignants grévistes ont battu le pavé aussi à Gao et Kayes, ont signalé nos correspondants dans ces localités.
Sidi Y. WAGUé

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