Élections 2018: «SEARCH FOR COMMON GROUND» S’IMPLIQUE POUR UNE MEILLEURE ORGANISATION

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L’année 2018 est une année charnière pour la stabilisation du Mali parce qu’elle sera marquée par des scrutins majeurs qui vont favoriser le retour de l’administration malienne sur l’ensemble du territoire et consolider le processus de paix. Au regard du contexte sociétal et sécuritaire actuel, ainsi que la fragilité du processus de paix, ces scrutins sont susceptibles de conduire à des tensions s’ils ne sont pas bien gérés. Toute chose qui pourrait engendrer d’autres crises aux conséquences imprévisibles.
C’est dans cette optique que «Search for Common Ground» met en œuvre le projet intitulé «Votons en paix ! Contribuer à la mobilisation citoyenne pour les élections présidentielles maliennes du 29 juillet 2018», financé par le PNUD, l’USAID, les ambassades de la Suède, de la Norvège et du Luxemburg.
La cérémonie de lancement de ce projet s’est déroulée, hier, à l’hôtel Radisson Blu, en présence du chargé de mission du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Allaye Guindo, du coordinateur des programmes «Search for Common Ground–Mali (SFCG)», Abdramane Traoré et des partenaires techniques et financiers. La rencontre a été l’occasion pour partager les informations pertinentes sur le projet PNUD/SFCG sur les élections, de présenter les objectifs et les activités aux autorités administratives et autres participants en vue de leur permettre d’avoir une meilleure compréhension et susciter leur implication pour que le projet puisse atteindre de meilleurs résultats.
En effet, le projet s’inscrit dans le cadre du PACE (Projet d’appui au cycle électoral au Mali) conjointement exécuté par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, la Délégation générale des élections et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), suivant trois axes majeurs que sont : l’appui technique au processus électoral à travers la coordination de la distribution des cartes d’électeurs et la gestion des données relatives aux résultats ; la communication sur la bonne conduite du processus électoral à travers des actions de sensibilisation sur les méthodes de vote et sur la prévention des conflits et la médiation ; l’accroissement de la participation active des femmes à tous les niveaux du processus électoral.
Le coordinateur des programmes «Search for Common Ground–Mali (SFCG)» a indiqué que ce projet aura également une composante axée sur l’implication accrue des jeunes et des femmes comme acteurs dans le processus électoral et la gouvernance locale. Car, ajoute-t-il, nul doute que les jeunes en particulier, et les femmes jouent un rôle très important dans le processus électoraux, à travers la mobilisation et la sensibilisation. Pour lui, accorder aux femmes une place de choix dans les instances de décisions et dans le processus électoral constitue encore et toujours un défi dans notre société.
«Ce projet sera mis en œuvre dans les localités où le taux de participation pourrait être faible pour des raisons diverses, dans le centre et le nord du Mali, à Tombouctou, Gao, Ménaka, Mopti, Ségou et Bamako», a conclu Abdramane Traoré. Après avoir dégagé l’importance du projet, le chargé de mission du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé que dans le cadre de la tenue du scrutin présidentiel prochain, son département a élaboré un plan de communication qui met l’accent sur la sensibilisation des électeurs, le retrait des cartes d’électeur biométriques, la formation des différents acteurs impliqués dans le processus électoral. Présente au Mali depuis 2014, «Search for Common Ground (SFCG)» est une Ong qui œuvre en faveur de la prévention et de la résolution pacifique des conflits depuis 1982 à travers le monde avec pour mission de transformer la manière dont le monde gère les conflits, en écartant la confrontation et en privilégiant la recherche de solutions basées sur la collaboration.
A cet effet, l’élection présidentielle du 29 juillet représente une opportunité pour renforcer un environnement propice à la tenue d’élections apaisés et crédibles. Ainsi, ce projet d’une durée de 6 mois vise-t-il principalement à contribuer à ouvrir des espaces de concertation sûrs et de promotion de la participation citoyenne au scrutin présidentiel.
Mohamed Z.
DIAWARA

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