Élections législatives : L’état des préparatifs

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Le ministre Boubacar Alpha Bah a assuré que la mise jour du fichier électoral a été faite

L’impératif, selon le ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, est que le 2 mai prochain, nous ayons un Parlement élu sur l’ensemble du territoire national

L’une des résolutions fortes du Dialogue national inclusif, tenu en décembre 2019, porte sur la tenue des élections législatives avant le 2 mai prochain. Afin d’opérationnaliser cette résolution, le gouvernement a entamé les préparatifs du scrutin législatif.

Après la rencontre du Premier ministre avec les gouverneurs de régions et les préfets la semaine dernière, c’était le tour du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, de réunir hier au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT), les responsables des partis politiques et de la société civile sur cette importante question.

Il convient de rappeler que conformément aux dispositions de la loi électorale, le collège électoral doit être convoqué 60 jours avant la date du scrutin. Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, la loi qui convoque le collège électoral fixera la date d’ouverture de la campagne. Déjà, Boubacar Alpha Bah a assuré que la mise à jour du fichier électoral a été faite. Idem pour l’adoption du projet de modèle de déclaration de candidature.

«Après la convocation du collège électoral, des formulaires seront mises à la disposition des candidats. Ensuite, une décision va fixer, au niveau du ministère, le modèle et le libellé du bulletin de vote», a-t-il déclaré. Selon le ministre Bah, la date limite du dépôt de candidature sera fixée en fonction de la convocation du collège électoral. «Ensuite, nous procèderons à la validation des maquettes du bulletin du vote, à la production et à l’acheminement de spécimen», a expliqué Boubacar Alpha Bah.

Pour lui, le gouvernement s’inscrit dans un devoir constitutionnel, mais aussi dans la dynamique créée par le Dialogue national inclusif qui a donné des directives à travers les quatre résolutions adoptées. Par ailleurs, le ministre Bah a indiqué que l’année 2020 sera une année non seulement de réformes, mais également de consultations électorales. Sur ce registre, il a souligné la nécessité d’aller à la mise en œuvre du processus électoral pour le referendum et les élections communales et locales, là où elles n’ont pas eu lieu depuis 2006.

De même que les élections régionales et sénatoriales. «Ce qui va résoudre le problème de représentation de toutes les catégories politiques et coutumières de notre pays», a estimé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Donc, il s’agit d’aller aux pas de charge pour que l’année 2020 «nous permette du point de vue politique et règlementaire de sortir de la crise en essayant de créer tous les espaces de dialogue pour mieux gérer notre pays». Et le ministre d’ajouter : «Il y a un impératif que le 2 mai prochain, nous ayons un Parlement élu sur l’ensemble du territoire national».

Sur la question de sécurisation de ces élections, le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le commissaire Bacoum Kanté, a assuré que les dispositions seront prises pour qu’elles se déroulent dans de bonnes conditions.

La réunion a enregistré la présence du ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam et de son collègue en charge de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré.

Bembablin DOUMBIA

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