Emploi et formation professionnelle : UN PARTENARIAT NOVATEUR POUR LES JEUNES RURAUX

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Les travaux étaient présidés par le ministre en charge de l’Emploi, Maouloud Ben Kattra


Les travaux de la deuxième session du comité de pilotage du projet FAO/MEFP, intitulés «Contribution à l’insertion professionnelle et au renforcement de la résilience des jeunes en milieu rural dans le centre-sud au Mali», se sont tenus, la semaine dernière, au centre du secteur privé. L’objectif de cette session était d’évaluer le niveau d’exécution, les recommandations du premier comité, d’apprécier l’état d’avancement des activités au cours de l’année 2017 et de valider les programmations techniques et financiers de l’année 2018.
Les travaux étaient placés sous la présidence du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra, en présence du premier secrétaire/chef de bureau de l’ambassade du Grand-Duché du Luxembourg, Patrick Fischback et du représentant de la FAO, Amadou Allahoury Diallo. Le projet FAO/MEFP est financé par le Grand-Duché du Luxembourg. Il vise la création d’au moins 200 nouveaux emplois directs et l’amélioration de la qualité d’environ 500 emplois pour les jeunes femmes et hommes en milieu rural. La mise en œuvre est assurée par la FAO, en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Dans son intervention, le représentant de la FAO a souligné que l’agriculture offre un potentiel très important de création d’emplois et de richesse et peut absorber un grand nombre de jeunes candidats à la migration ou de jeunes qui font actuellement ployer les villes sous le poids du sous-emploi. Selon le représentant de l’organisation onusienne, il faut, en particulier, réduire l’importance de l’agriculture de subsistance et promouvoir la commercialisation et les gains de productivité par l’innovation technologique et l’appui des infrastructures. Il a ajouté que cela est possible en créant des emplois et en élargissant leur offre éducatif . Ce qui, selon lui, à la longue, freinera l’exode rural.
Par ailleurs, il ressort des observations que l’enseignement conventionnel ne parvient pas à doter les jeunes ruraux des compétences et connaissances nécessaires pour saisir les rares opportunités d’emplois productifs et décents. En conséquence, ils ont du mal à trouver d’autres moyens d’existence viables, notamment en créant leurs propres entreprises en milieu rural. Dans le même temps, les programmes d’enseignement technique et de formation professionnelle (ETFP) ignorent souvent, les caractéristiques particulières des marchés ruraux du travail et ne parviennent pas à répondre aux besoins spécifiques des travailleurs des zones rurales. C’est en considérant ces questions que la FAO, conformément à sa mission d’appui aux pays membres et avec l’appui financier du gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg, sous le parrainage du ministère en charge de l’Emploi et de l’Formation professionnelle, a apporté son soutien au Mali pour la formulation et la mise en œuvre du projet de formation et d’insertion professionnelle qui s’adresse spécifiquement aux jeunes ruraux au Centre-Sud du Mali. «Le projet s’insert dans le cadre de la mise du œuvre du troisième Programme indicatif de coopération Mali-Luxembourg (PICIII 2015-2019), fruit d’une vision partagée du gouvernement du Mali et ses partenaires techniques et financiers sur le défi actuel de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes en milieu rural», a indiqué le représentant de la FAO, Amadou Allahoury Diallo, avant de réitérer la disponibilité de la FAO à œuvrer, aux côtés du Mali, pour mener les actions nécessaires contribuant au plein épanouissement de cet projet. «Il y a 20 ans, nos gouvernements respectifs ont décidé de travailler ensemble dans un partenariat pour le développement et le bien être socio-économique des populations du Mali », a rappelé le premier secrétaire/chef de bureau de l’ambassade du Grand-Duché du Luxembourg, Patrick Fischback. «En effet, nous aurons le plaisir de fêter aujourd’hui le vingtième anniversaire de la signature de l’accord général de coopération entre nos gouvernements. Aussi, sachez que l’aide publique au développement de mon pays qui s’est engagé à maintenir 1% de son PNB demeure un des piliers de la politique étrangère du Luxembourg. La visite de notre Premier ministre suivie de celle de notre directeur des affaires politiques reflète l’attention que le Luxembourg attache au Mali», a-t-il expliqué. Selon M. Fischback, l’importance que le Luxembourg attache au Mali est également mise en évidence par des investissements de près de 41 milliards de Fcfa dans le cadre de PIC III. C’est ainsi que dans le cadre du programme bilatéral, le gouvernement du Luxembourg a décidé d’appuyer la jeunesse du Mali, à travers la FAO.
Dans son discours d’ouverture, le ministre Maouloud Ben Kattra a expliqué que la population totale du pays est estimée à 18 millions de personnes, selon l’Enquête nationale sur l’emploi auprès des ménages (ENEM 2016), dont 50% de femmes. Les ruraux comptent pour les trois quarts de cette population et les urbains pour un quart. Ce quart est réparti entre Bamako pour une moitié et l’urbain pour l’autre moitié. Cette population en âge de travailler, regroupant les 15 ans et plus, compte pour un peu moins de la moitié de la population totale soit (48,9%).
Il a, par ailleurs, indiqué que le projet est mis en œuvre par la FAO sous la tutelle de son département et en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, l’Organisation non gouvernementale SOS-faim et le Bureau international du travail (BIT). Il propose de répliquer dans la zone de concentration Sud du PICIII que sont les Régions de Ségou (Cercle de Ségou, San, Tominian, Bla) et Sikasso (Cercle de Yorosso), une approche novatrice de formation des jeunes et de leur insertion basée sur l’approche JFFLS (Junior Farmer Field and Life Schools).
Amadou
GUÉGUÉRÉ

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