Energie : LE MALI ET LA GUINÉE RENFORCENT LEURS CAPACITÉS EN ÉLECTRICITÉ

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Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseini, a présidé vendredi dernier, à l’ex CRESS de Badalabougou, la cérémonie de lancement du projet d’interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali et du projet de développement de micro/mini centrales hydroélectriques (PDM-HYDRO Mali). L’évènement a enregistré la présence de la représentante de la Banque africaine de développement (BAD), Louise Djoussou Lorng et la directrice nationale de l’énergie, Mme Théra Aminata Fofana.
Le projet d’interconnexion en 225KV Guinée-Mali consiste en la construction d’une ligne de transport d’électricité à double ternes entre la ville de N’Zérékoré en Guinée et celle de Sanankoroba au Mali en passant par les localités de Beyla, Kérouané, Kankan, Fomi, Siguiri en Guinée. Il a pour objectifs d’accroître des échanges d’énergie électrique entre les deux pays, il devra permettre de sécuriser l’approvisionnement en énergie électrique du réseau interconnecté national avec l’importation d’au moins 150 MW par an. Enfin, il doit raccorder plus de 80 localités le long de la ligne au Mali. Le coût total du projet pris en charge par les partenaires techniques et financiers, dont le chef de file est la Banque africaine de développement (BAD), est estimé à environ 240 milliards de F CFA. Sur ce montant, 53 milliards de F CFA sont pris en charge par le gouvernement du Mali. Il sera exécuté sur une période de quatre ans (2018-2021).
Quant au projet de développement de mini/micro centrales hydroélectrique et des réseaux de distribution associés, il s’inscrit dans le programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables approuvé par le fonds d’investissement climatique en novembre 2011 au profit du Mali. Il permettra de raccorder immédiatement plus de 7 500 ménages au réseau électrique.
Dans son intervention, Louise Djoussou Lorng a souligné que la disponibilité du courant électrique de qualité et à moindre coût, est un important facteur de développement et de création de richesses, contribuant ainsi à la croissance de l’économie nationale et à la réduction de la pauvreté. En finançant ces deux projets à hauteur de 240 milliards de F FCA, Mme Lorng dira que la BAD traduit dans les faits, sa stratégie de soutien au développement des infrastructures en Afrique. Elle a rappelé que le secteur de l’énergie représente 18% du portefeuille de la BAD au Mali pour un montant de 55,5 milliards de F. CFA. Elle a aussi réaffirmé la disponibilité permanente de son institution à œuvrer au renforcement de la coopération exemplaire entre la BAD et le gouvernement malien en apportant son concours pour la mise en œuvre des projets structurants visant le renforcement des installations électriques sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau a noté que le gouvernement du Mali se félicite qu’aux termes de l’exécution de ces deux projets, un pas important aura été franchi dans la voie de l’indépendance énergétique. «Les défis restent immenses au regard de l’attente légitime de nos populations à un meilleur cadre de vie, de la nécessité d’un meilleur accompagnement de nos économies en quête perpétuelle de performance», a confié Malick Alhousseini. Il a remercié les partenaires techniques et financiers pour tout le travail accompli depuis l’identification de ces deux projets.
Abdoul Karim
COULIBALY

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