Énergies renouvelables : LE PAPERM VISITE LA CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE DE SOTUBA

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Dans le cadre de sa démarche de promotion des énergies renouvelables, le projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM) a organisé samedi dernier, une visite à la centrale hydroélectrique de Sotuba à l’intention du réseau des journalistes spécialisés en énergies renouvelables au Mali.
Le projet a pour objectif d’améliorer le cadre politique, juridique, réglementaire et institutionnel favorable à la promotion des investissements relatifs aux énergies renouvelables au Mali, de renforcer les capacités des acteurs à travers la communication. Il a pour but la gestion des connaissances et le plaidoyer en plus de l’amélioration du système de suivi et évaluation du sous-secteur ainsi que le renforcement de l’approche programmatique dans le cadre du programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (Scaling Renewable Energy Program) SREP-Mali.
La visite guidée des lieux a été assurée par le responsable de la centrale, Adama Togora. Les journalistes ont visité les différents niveaux de la centrale. Ainsi, la visite a commencé en amont de l’usine, avant de se poursuivre successivement dans la salle des pompes qui refroidissent l’eau des machines et la salle d’aspiration ou station de traitement qui empêche les sables de monter. Selon le responsable, la centrale dispose de 4 cellules de départs que sont, le départ de Bramali, celui du 26 mars, celui de Magnambougou et enfin celui de la SOMAGEP.
Adama Togora a expliqué que Sotuba est la plus vieille centrale du Mali après celle de Ségou avec une capacité de production de 37 millions de KW par an et occupe 3% de la production du réseau interconnecté. « Nous sommes dans un réseau interconnecté avec toutes les centrales de Bamako, de Sélingué, Manantali, Félou. Avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Mauritanie, le réseau s’étend jusqu’au Ghana, Togo, Bénin », a-t-il ajouté.
Adama Togora a aussi expliqué en détail, le processus de fonctionnement de l’usine. « C’est une centrale au fil de l’eau qui arrive par le canal d’amenée long de 2,9 Km puis s’enfonce sur les 70 derniers mètres (bassin de mise en charge 160 mètres de long) pour se raccorder au seuil des grilles de l’usine. Ensuite l’eau pénètre dans la bâche spirale en béton pour alimenter la roue Kaplan à axe vertical par l’intermédiaire du distributeur. Les pales sont entrainées par le courant d’eau et font tourner la roue, l’eau s’échappe ensuite par l’aspirateur et suit son cours normal dans le fleuve en aval. Elle comprend deux groupes Kaplan verticaux de 2850 KW accouplés à deux alternateurs de 3400 KVa. La tension de sortie de 2 KV est élevée à 30 KV par deux transformateurs de puissance », a détaillé le responsable.
Il a, par ailleurs, indiqué que la difficulté à laquelle la centrale fait face est la présence des plantes aquatiques appelées jacinthe d’eau. « On a commencé à voir leur apparition en 1994, ces deux dernières années nous faisons aussi face aux déchets plastiques qui viennent boucher les grilles par lesquelles l’eau passe. Ce qui occasionne une perte d’environ 5 millions de KW par an », a-t-il déploré.
Amadou GUÉGUÉRÉ

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