Environnement sanitaire : Le projet BECEYA se félicite des résultats obtenus

0
265

128 centres sur les 150 ont un accès durable à l’eau potable et à l’hygiène

Il a répondu à des besoins réels et fondamentaux. C’est pourquoi, les initiateurs ont assuré de la poursuite de l’aventure fructueuse

Le projet « Amélioration de l’environnement sanitaire pour les mères et les enfants dans les centres de santé au Mali (Beceya) », financé par le partenaire canadien, intervient depuis 2016 dans les Régions de Kayes, Ségou et de Sikasso.
Cette phase d’intervention tire vers sa fin. Dr Ousmane Dembélé, directeur national de la santé et représentant le ministère de la Santé et des Affaires sociales, François Picard, directeur adjoint de la Coopération canadienne, ainsi que Robert Beaudry, directeur du Centre de coopération internationale en santé et développement (CCISD), ont procédé, la semaine dernière, dans un hôtel de la place, à la présentation du bilan final du projet.
L’objectif de cette rencontre était de faire le point des résultats atteints et partager les leçons apprises de la mise en œuvre du projet. Il s’agissait, entre autres, de procéder au bilan des interventions de Beceya et présenter les résultats atteints y compris les acquis de l’intégration de l’égalité femme-homme dans les trois régions appuyées. L’occasion était bonne pour partager les témoignages des bénéficiaires, des services techniques de l’état et des partenaires techniques et financiers sur la collaboration multisectorielle. Les participants ont aussi partagé les défis et les principales leçons apprises afin d’identifier les bonnes pratiques pouvant contribuer au renforcement des programmes nationaux, en matière d’eau et d’hygiène-assainissement dans les établissements de santé.
Dr Ousmane Dembélé a rappelé que le projet Beceya, de son lancement le 31 mars 2016 à nos jours, a atteint des résultats extraordinaires en matière d’amélioration de l’environnement sanitaire dans les centres de santé couverts dans les trois régions. Il a souligné que ce projet traduit l’engagement indéfectible du Canada en faveur de la santé maternelle et néo-natale ou infantile au Mali et contribue à la stabilité du pays.
Pour sa part, François Picard, a indiqué que les problèmes d’eau, d’hygiène, d’assainissement, de gestion des déchets biomédicaux dans les centres de santé ciblés, exige une riposte urgente. Face à ce problème, le personnel des districts sanitaires régionaux et nationaux a été mobilisé afin de permettre à 128 centres sur les 150 d’avoir un accès durable à l’eau potable, à l’hygiène, à l’assainissement et à l’énergie solaire.
De son côté, Robert Beaudry, a souligné que le projet avait pour but, de permettre aux prestataires de soins et aux personnes qui consultent les centres de santé d’avoir l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’utilisation d’un bloc sanitaire et d’une bonne gestion des déchets biomédicaux pour minimiser les risques de transmission des maladies. Les échanges sur le bilan du projet Beceya ne doivent pas être considérés comme la fin d’une fructueuse aventure, mais plutôt celle d’un premier chapitre. Car, Beceya n’est pas seulement un projet, mais un modèle d’intégration et d’inclusion qui dépasse les attentes initiales. Bref, Beceya fut d’abord un projet qui a répondu à des besoins réels et fondamentaux, a soutenu Robert Beaudry. Les motifs de satisfaction du responsable du CCISD ne manquent pas. Il a ainsi rappelé les témoignages des bénéficiaires au cours d’une de ses visites. Ces derniers lui ont assuré que Beceya n’est pas seulement un projet du Canada, mais bien celui qui leur appartient. « J’ai été fortement impressionné de constater à quel point le projet Beceya est ancré dans la population des différentes aires de santé. Il n’y a pas de meilleur exemple pour témoigner du degré d’appropriation des acquis du projet », a souligné Robert Beaudry. « C’était la première fois que je pouvais constater des garanties de pérennisation avant même que le projet ne soit terminé », a relevé Robert Beaudry.
Il a remercié les autorités, les partenaires du projet, les acteurs et actrices qui ont contribué à la réussite de cette grande et fructueuse aventure. « J’ose espérer que le modèle de Beceya ne se limitera pas aux 128 centres de santé, mais pourra profiter également aux 1.200 autres centres de santé du Mali », a fait remarquer le directeur du CCISD. Avant de dire « soyez assurés que l’équipe du CCISD sera toujours disponible pour être un des acteurs du prochain chapitre de cette belle histoire ».

Cheick O.
OUATTRA

Laisser une réponse