Escrime, championnats d’Afrique seniors : DUR DUR POUR LES PETITS POUCETS

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Pour le Mali comme pour la plupart des pays au sud du Sahara, les deux premières journées de la compétition ont été difficiles. Ces nations tenteront de se racheter aujourd’hui et demain lors des dernières épreuves, c’est-à-dire les combats par équipe
Depuis lundi, le Palais des sports Salamatou Maïga vibre au rythme des combats des 14ès Championnats d’Afrique seniors. La grande salle du palais a été divisée en deux et quatre pistes ont été installées de chaque côté. Les matches démarrent tôt le matin et se poursuivent toute la journée. Les athlètes, les techniciens, les officiels, tout le monde passe la journée sur place et le spectateur n’a que l’embarras du choix quand il pénètre dans la salle. Tantôt on entend des cris de joie de l’autre côté de la bâche géante qui sépare les huit pistes de combat, tantôt on voit des supporters s’agiter dans les gradins.
La salle est animée, mais la concentration est de mise pour les athlètes. Chacun veut marquer le coup, parce que les points engrangés lors de ces Championnats d’Afrique seront comptabilisés dans la course à la qualification aux Jeux olympiques de Tokyo 2020. Toutes les grandes nations de l’escrime continentale sont là : l’Egypte, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc pour ne citer que ces pays. Pour arbitrer le duel entre ces grosses cylindrées et éventuellement brouiller les cartes, il y a quelques outsiders comme le Mali, hôte du tournoi, le Sénégal, qui fait figure de numéro un de la sous région ouest-africaine ou encore le Nigeria.
La première journée de la compétition a été marquée par la domination des athlètes égyptiens et maghrébins qui ont accumulé les médailles à l’épée féminin et au fleuret masculin. Du côté malien, sept athlètes étaient en lice : Ely Théra, Lanfia Soumano, Yacouba Sylla, Kalilou Traoré (fleuret masculin), Mariam Théra, Diakassa Coulibaly et Aminata Doumbia (épée féminin). Une entrée en matière quelque peu ratée pour nos mousquetaires, quand on sait que seuls Ely Théra et Mariam Théra ont réussi à franchir l’étape des matches de poules.
Tous les autres ont été éliminés d’entrée de jeu, à la grande déception d’un responsable du staff technique qui dira qu’il s’attendait «à voir au moins un Malien dans le dernier carré». Mais pour notre interlocuteur, rien n’est encore perdu pour les athlètes maliens, puisqu’il reste plusieurs épreuves et «tout est possible». La séance de rattrapage commencera pour la sélection nationale, aujourd’hui avec les épreuves du sabre masculin. Quatre athlètes maliens tenteront d’offrir sa première médaille à notre pays.
Le quatuor a pour noms : Mahamadou Samaké, Boubacar Ballo, Abdoul Kafar Kané et Ouaro Idriss. La compétition se poursuivra demain, avec l’entrée en lice des équipes nationales, donc des chances de médaille pour le Mali. Pour mémoire, la sélection malienne est composée de 19 escrimeurs et escrimeuses qui auront le redoutable honneur de défendre le drapeau national, face à l’élite africaine. «Nous ne faisons pas partie des favoris de ces championnats, mais nous allons tout faire pour déjouer les pronostics et faire résonner l’Hymne national, au moins une fois», a promis hier un jeune tireur malien.
Lors de la cérémonie d’ouverture de la compétition, on notait la présence de plusieurs personnalités dans la loge officielle. Entre autres, on peut citer : l’ancien ministre des Sports du Sénégal et patron de la Confédération africaine d’escrime (CAE), M’Bagnick N’Diaye, le ministre des Sports de l’Algérie, Raouf Salim Bernaoui et George Scarso, vice-président du Comité olympique et sportif d’Italie et membre de la Fédération internationale d’escrime.
Souleymane B. TOUNKARA

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