État civil : Bientôt un vivier de formateurs capables d’assurer la mise en œuvre d’un plan national de formation

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Une vue des participants à la rencontre

Un atelier de formation des formateurs des acteurs de l’état civil se tient depuis hier, dans les locaux de la direction nationale de l’état civil. L’ouverture des travaux était présidée par le directeur adjoint de cette structure, Mory Cissé.
L’objectif de cette session de formation de cinq jours est de développer auprès des formateurs destinés à intervenir dans le cadre du plan national de formation aux métiers de l’état civil, la maîtrise des contenus pédagogiques des Parcours d’acquisition et de développement des compétences élaborés (PADC) ainsi que celle des outils numériques conçus à cet effet.
Dans son allocution, le directeur national adjoint de l’état civil a rappelé qu’afin de construire un plan national de formation des acteurs de l’état civil, il est prévu l’organisation d’un recensement des personnels intervenant dans le fonctionnement du système d’état civil, soit environ 15 000 personnes.
Compte tenu de l’ampleur de ce chantier, dira Mory Cissé, il est impératif de disposer de formateurs qualifiés et rompus aux techniques pédagogiques les plus modernes, y compris les technologies de l’information et de la communication. Selon lui, cette session de formation permettra de constituer  un « vivier de formateurs en capacité d’assurer la mise œuvre de leur plan national de formation en préparation».
Cet atelier de formation est financé par l’Union européenne à travers le Programme d’appui au fonctionnement de l’état civil et à la mise en place d’un système d’information sécurisé au Mali (PAECSIS). Le budget alloué à ce Programme est estimé à environ 16 milliards de Fcfa.

Bembablin
DOUMBIA

 

Démographie, paix et sécurité : Les liens de causalité

En marge du 20è édition du Forum de Bamako dont le thème était :«Quelle Afrique à l’horizon 2040 ?», le Bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (UNFPA WCARO) a organisé dans un hôtel de la place, une session sur la démographie, la paix et la sécurité. C’était en présence du ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra, du directeur régional de l’UNFPA WCARO, Mabingue Ngom, des directeurs et représentants d’instituts de recherche.
Cette session a permis non seulement d’approfondir la réflexion sur la relation entre l’évolution démographique et la survenance de conflits armés dans le Sahel, mais aussi de mobiliser la communauté internationale autour de cette problématique. Elle aura ainsi fourni aux décideurs politiques et aux partenaires au développement les données et les évidences qui pourraient contribuer à la conception de politiques publiques susceptibles d’apporter des réponses efficaces et durables aux problématiques liées à la situation sécuritaire et au développement.
Selon le directeur régional de l’UNFPA WCARO, lorsqu’on considère l’Afrique tout entière, les projections démographiques les plus optimistes montrent que sa population, qui est de 1,3 milliard aujourd’hui, atteindra plus de 2 milliards en 2040. Or, a poursuivi Mabingue Ngom, les pays de la région du Sahel sont déjà parmi les plus pauvres de la planète et près de la moitié de leurs populations vit en dessous du seuil de pauvreté, avec la question cruciale de l’accès aux services sociaux de base. «Dans certains pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, plus de 60% de la population a moins de 15 ans et plus de la moitié des enfants ne sont scolarisée dans aucune structure, alors qu’ils sont obligés de consacrer l’essentiel des ressources à la réponse militaire», a-t-il relevé.
D’après lui, ces difficultés d’apprentissage et de transmission des savoirs finissent par se traduire par «une crise des valeurs sociales et culturelles ». Elles posent aussi la question de la formation du capital humain sans lequel aucun pays ne peut se construire et se développer, selon le directeur régional de l’UNFPA WCARO. Mabingue Ngom a souligné la nécessité de lier la paix et la sécurité à la démographie, en particulier dans la recherche de solutions à la fragilité et à l’insécurité dans le Sahel. C’est pourquoi, dira-t-il, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité et celle 2250 sur les jeunes, la paix et la sécurité.
Les études ont démontré que les pays qui ont une large proportion de jeunes, ont un risque plus élevé de connaitre un conflit que ceux qui ont une structure plus équilibrée de la population. Elles ont également prouvé que 90% des crises sécuritaires ont lieu dans les pays où l’âge médian est inférieur à 24 ans.
B. D.

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