Examen du Bac 2019 : Démarrage sous de bons auspices

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Les candidats d’une salle d’examen à Bamako

Dans les différents centres d’examen, le calme et la sérénité prévalaient hier. Les surveillants absents étaient suppléés et les candidats retardataires simplement éconduits

L’examen du baccalauréat (bac) au titre de l’année scolaire 2018-2019 a démarré, hier, sur l’ensemble du territoire et s’achèvera jeudi. Le bac est un diplôme qui sanctionne la fin des études secondaires et permet d’enchaîner avec les études supérieures.

Cette année, ils sont 108.925 candidats repartis entre 280 centres cherchant à décrocher le précieux sésame. Ces postulants sont encadrés par environ 10.000 surveillants. La littérature, la linguistique, l’anglais, les langues vivantes II (allemand, arabe, chinois, espagnol, russe), les mathématiques et la philosophie sont des disciplines dans lesquelles ils seront évalués. Les futurs bacheliers composent dans les séries : Terminales arts littérature (TAL), langues littératures (TLL), sciences sociales (TSS), sciences économiques (TSECO) et sciences expérimentales (TS EXP).

L’Académie d’enseignement de Bamako rive droite présente 22.560 candidats dont 9.165 filles, soit 40,62%, toutes séries confondues. Les candidats de cette Académie sont repartis entre 40 centres d’examen sécurisés par 161 agents des forces de l’ordre. Les candidats libres (CL) représentent 31,51% des candidats au bac de l’Académie de Bamako rive droite.

Accompagné du directeur national de l’enseignement secondaire général, Boukary Guindo, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, chargé de la Promotion et de l’Intégration de l’Enseignement bilingue, Moussa Boubacar Bah, a donné le coup d’envoi des épreuves à 8 heures au centre d’examen de l’Institut «Sacré cœur» de Baco-Djicoroni qui compte 665 candidats, dont 301 filles repartis entre 25 salles. Il a prodigué quelques conseils aux candidats avant d’ouvrir dans salle N°4 de ce centre d’examen, la première enveloppe contenant les épreuves de littérature. Il y avait trois sujets : la dissertation, le commentaire composé et la contraction de texte.

La dissertation portait sur le rôle de la mission du poète dans la société. Le commentaire de texte est lui tiré des écrits de l’écrivaine Sophie Héïdi Kam. La contraction de texte était basée sur la politique africaine post-coloniale de l’écrivaine Anne Hugon.

Notre équipe de reportage a aussi sillonné les centres d’examen des lycées «Massa Makan Diabaté» au niveau de la rive droite et «Prosper Kamara» (LPK) d’Hamdallaye au niveau de la rive gauche pour jauger le bon déroulement de l’examen. Les épreuves ont débuté à l’heure exacte au centre d’examen de l’Institut «Sacré cœur». Les portes de ce centre ont été rapidement fermées après le départ des officiels pour interdire l’accès aux candidats retardataires et autres intrus. Au passage de notre équipe à Massa Makan Diabaté, les candidats et les surveillants y étaient tous au rendez-vous. Le président du centre Souleymane Maïga et son staff s’attachaient à faire le point sur les absents et préparer aussi les fiches des épreuves de l’après-midi. Un surveillant avait été commis pour récupérer les téléphones portables de ses collègues. Le centre d’examen du lycée «Prosper Kamara» accueille 534 candidats inscrits repartis entre 18 salles, et encadrés par 38 surveillants. Des surveillants et candidats retardataires manquaient à l’appel. Si les surveillants absents ont été rapidement remplacés, les candidats retardataires ont été éconduits.

Le démarrage du bac était synchronisé avec les examens de sortie dans les Instituts de formation des maîtres (IFM). A ce niveau 11.9072 candidats, composés de généralistes et spécialistes repartis entre 13 salles cherchent à devenir des enseignants aptes à dispenser des cours.

A leur sortie, les généralistes devraient enseigner au 1er cycle de l’enseignement fondamental, tandis que les spécialistes s’occuperont des élèves du second cycle de l’enseignement fondamental. Les sciences naturelles, mathématiques et physique-chimie (MPC), lettres, histoire et géographie (LHG) sont les matières dans lesquelles les candidats composent.

Le centre d’examen de l’Institut de formation des maitres «Julius Nyéréré» accueille 327 candidats, dont 114 femmes, repartis entre 10 salles. Les élèves maitres de l’Ecole de formation des éducateurs préscolaires (EFEP), composent au centre d’examen de l’Ecole fondamentale «Jean Richard». Ceux-ci sont 637 candidats inscrits, dont 609 présents et 28 absents repartis entre 13 salles pour 40 surveillants. Après leur stage de responsabilité, les élèves-maîtres et maîtresses des IFM finalistes font l’examen pour être aptes à enseigner, a expliqué le président du centre «Julius Nyéréré», Armand Dembélé, également directeur général de l’IFM de Koro.
Dans tous les centres d’examen que nous avons visités, les agents de sécurité étaient présents. Ils conditionnaient l’accès aux centres à la présentation d’un ordre de mission.

Sidi. Y WAGUÉ
L’ESSOR

 

Le premier ministre a lancé les épreuves du Baccalauréat 2019 à Mopti

Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé a procédé, hier matin à Mopti, au lancement officiel des épreuves du Baccalauréat au titre de l’année scolaire 2018-2019, selon le site de la Primature. C’était au lycée Hammadoun Dicko de Mopti où composent 750 bacheliers. C’était en présence du ministre de l’Éducation nationale, Temoré Tioulenta. À cet effet, le chef du gouvernement a lancé l’épreuve de mathématiques en ouvrant, devant les élèves de la salle témoin, l’enveloppe contenant les sujets. Occasion pour le Premier ministre Cissé de les encourager à cultiver l’excellence et à traiter les différentes épreuves avec sérénité. Le chef du gouvernement a passé le même message aux élèves de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Mopti. Qui ont, eux aussi, démarré les examens de passage. Ainsi, après avoir salué et félicité tous les acteurs de l’école, il leur a demandé de se retrouver à la fin des examens pour préparer ensemble l’année scolaire 2019-2020.

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