Faits divers : Des arnaqueuses aux arrêts

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Ces trois dames ont mis en place une association fictive pour gruger les regroupements de femmes à travers le District de Bamako et ses environs. Pendant un bon moment, elles ont largement tiré profit de leur arnaque. Mais la multiplication des plaintes les concernant a finalement eu raison d’elles.

Elles ont été identifiées comme Mesdames « D » RD et « S » MT. Elles forment une bande spécialisée dans l’escroquerie que dirige une certaine OD, à ce jour en cavale pour des raisons liées à cette histoire d’escroquerie en bande organisée. Ces trois dames d’un genre un peu particulier ont créé une association fictive dans le seul but d’arnaquer les associations et/ou regroupements de femmes à travers le district de Bamako et ses environs. Elles viennent d’être mises hors d’état de nuire il y a quelques jours de cela, par les hommes du Commissaire Divisionnaire Kadiatou «  »Kady » Tounkara en charge du commissariat de police du 14è arrondissement pour « escroquerie ». Régulièrement les plaintes affluaient sur le bureau des policiers à propos de ces fausses responsables d’association. Et finalement c’est celle de l’une de leurs nombreuses victimes qui a été l’élément déclencheur pour que les limiers commencent à les traquer pour ensuite les interpeller. A ce jour, elles se sont retrouvées derrière les barreaux dans l’attente d’un jugement pour être fixées sur leur sort.

Avant que les policiers de l’unité des recherches ne se lancent aux trousses de nos braves dames, la hiérarchie avait été saisie d’une plainte émanant de deux associations féminines dont nous taisons les noms, évoluant en commune IV du district de Bamako. La plainte était relative à un cas d’escroquerie dont leur association avaient été victime quelques temps plus tôt. Face aux policiers, les victimes ont donné le maximum d’informations sur les pratiques de ces arnaqueuses. Ainsi débuta la traque policière discrètement conduite par le Commissaire Yacouba S. Sylla. De fil en aiguille, les policiers de la brigade des recherches ont remonté les renseignements durant des jours pour se retrouver à Sébénicoro, ce quartier de la commune IV du district de Bamako. C’est dans une habitation d’un secteur dudit quartier qu’ils ont mis la main sur la première suspecte de cette affaire, la nommée Mme D. RD. Elle est immédiatement conduite au commissariat de police pour y être entendue. Sous les feux des questions des officiers de police judiciaire, elle a été contrainte d’avouer et de collaborer pour la suite. Elle a ainsi dénoncé ses complices dont OD en fuite et Mme « S » MT. Quelques instants plus tard, cette dernière sera interpelée chez elle à Lafiabougou pour qu’elle rejoigne sa compagne en cellule.

Les auditions policières ont permis de comprendre que ces dames étaient regroupées au sein d’une association fictive. Non seulement celle-ci n’était pas structurée, mais elle n’avait pas de siège connu. Mais, en dépit de tout cela, elles parvenaient à gruger les regroupements de femmes pour leur soutirer de l’argent. C’est le cas de ces 71 dames de Kalabanbougou regroupées au sein d’une association. Grâce à l’ingéniosité de Mesdames « D » et « S » et de leur complice fugitive, chacune des 71 femmes aurait déboursé la somme de 22.500 francs CFA au profit de l’association fictive.
Nos sources n’ont pas pu préciser la date de création de ce regroupement de femmes arnaqueuses. Cependant, elles affirment que durant un temps relativement long, l’association qui n’existait que de nom, aurait encaissé environ dix millions de francs CFA. Et tout laisse à penser que toute cette somme appartient à des associations et/ou de regroupements de femmes, légalement constitués à travers le district de Bamako et ses environs. Mais parallèlement, il se trouve aussi qu’auparavant, plusieurs de leurs victimes se sont présentées au commissariat de police du 14è arrondissement pour y déposer plainte contre la fausse association que dirigeaient trois braves dames. En attendant de retrouver la fugitive du groupe, les deux interpelées ont été présentées au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV.

Yaya DIAKITÉ

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