Faits divers : Jumeaux braqueurs

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Pendant longtemps des frères jumeaux ont coupé le sommeil des populations de certains quartiers de la rive droite. Ils ont changé de terrain de chasse avec l’espoir d’échapper aux policiers. Trop tard

L et F sont des jumeaux peu ordinaires. La cause. Leurs parents ont eu le malheur de donner naissance à deux véritables voleurs qui vivent de braquages à mains armées. Comme terrain de chasse favori, ils ont choisi de sévir dans certains quartiers comme Niamakoro, Kalabancoura, Garantigui-
bougou et environs en Commune V du district de Bamako. Le règne lugubre de ce duo d’un genre un peu particulier a pris fin, il y a quelques jours de cela, entre les mains des éléments du commissaire divisionnaire Mamoudoou Diabaté en charge du commissariat de police du 11è Arrondissement. Désormais, L et F attendent de comparaître devant des juges du tribunal de grande instance de la Commune sus citée pus haut pour être fixés sur leur sort.

Selon nos sources, ces deux garçons sont connus dans leur quartier et ses environs pour être des délinquants notoires. C’est pourquoi, selon nos sources, il n’est pas étonnant qu’ils soient connus dans les registres des policiers. Pis, ces derniers reconnaissent que F et L appartiennent à cette espèce de malfrat qui n’hésite pas à user de la violence, y compris avec une arme, pour déposséder leur potentielles victimes de leurs biens. Notamment des engins à deux roues, des téléphones portables, etc.
Les deux garçons ont fait tellement de victimes dans les secteurs cités qu’ils ont jugé nécessaire de délocaliser leurs activités malsaines. Ainsi, ils se sont retrouvés à Djalakorodji, aux confins du quartier populaire du Banconi, en Commune I du district de Bamako. Pour eux, cette stratégie à deux avantages. D’abord, il leur permet de brouiller les pistes au cas où les limiers se mettaient à leur trousse, d’une part. Mais, d’autre part, en changeant de secteur et de terrain de chasse, ils pourront s’adapter à un autre terrain pour commettre les mêmes forfaits.
Les policiers se sont abstenus d’expliquer un cas concret dont les jumeaux sont auteurs. Cependant, ils sont convaincus de la dangerosité de ces deux malfrats d’un genre particulier. Les policiers sont partis du constat que les plaintes fusaient de partout les concernant. Et par dessus tout, ils sont connus dans leurs archives des limiers à cause de leurs agissements.

Pour mettre un terme aux dégâts, les limiers ont eu recours à la collaboration des populations. Ils se sont donnés le maximum de temps pour rassembler le maximum de renseignements sur ces jumeaux d’un autre type. De file à aiguille, ils sont parvenus à les localiser à Djalakorodji. Dans la foulée, le capitaine de police, chef de la brigade de recherche, Mohamed Lamine Coulibaly « MLC » a dépêché certains de ses éléments pour aller les cueillir dans le quartier sus-cité. Une fois dans leur antre de Djalakrodji, les policiers trouveront les deux sur place. En ce moment, L était en train de s’occuper de son frère jumeau F. Ce dernier souffrait d’une fracture de la jambe suite à une opération quelque part. Ils ont été interpellés sans résistance en possession de trois pistolets automatiques (PA).
Conduits au commissariat, ils ont été auditionnés durant des heures. Par la suite, les jumeaux n’ont pas jugé nécessaire de nier les faits pour lesquels ils sont suspectés. Mieux, les preuves des plaignants étaient suffisantes pour que leurs dossiers soient diligentés pour les renvoyer chez les juges du tribunal de grande Instance de la Commune V du district de Bamako.

Tamba Camara

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